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La Gazette du Patrimoine est le média en ligne d'Urgences Patrimoine. 

Cette publication relaie les combats de notre association.

Elle permet la diffusion des informations relatives aux patrimoines et à ses acteurs. 

  • Photo du rédacteurAlexandra Sobczak

À Auxerre, la route n’est plus belle…

« La route est belle », le lieu incontournable de la Nationale 6, avant que nos autoroutes nous facilitent l’accès au Sud de la France.



C’est en 1936 que ce charmant bistrot avait ouvert ses portes à l’entrée d’Auxerre. Mercredi, il a dit adieu à la ville après 84 ans de bons et loyaux services. Trois générations se sont succédées à la tête de l’établissement et c’est la mort dans l’âme que les derniers propriétaires ont dû se résigner à fermer et à vendre en 2019.



D’autant qu’ils savaient qu’en vendant ils signaient la fin d’une histoire, de leur histoire… L’acheteur n’est autre que leur « voisin », un concessionnaire automobile bien connu de la ville, à qui ils ont demandé une dernière « faveur ». Celle d’être présents le jour de la démolition.



C’est donc vers 5h30 du matin, le mercredi 5 août, que « La route est belle » est tombée sous les pelleteuses.



À l’heure où tout le monde parle de la redynamisation des centres-villes et s’insurge contre la défiguration des entrées de villes due à la présence de grandes enseignes, nous avons là un bel exemple à ne pas suivre. Ce « bistrot » aurait très bien pu être réhabilité par le concessionnaire qui aurait pu en faire un bureau à la « gloire » de cette Nationale 6 tellement « Française ».



Mais lorsqu’on vend des voitures allemandes et japonaises, on ne doit pas être très sensible au patrimoine national. Tellement peu sensible que faire un joli parking à la place de ce commerce « suranné » était une évidence.



Nous entendons déjà les commentaires des grands diseurs de l’architecture et du patrimoine : « ce bâtiment n’avait aucun intérêt, on ne peut pas tout conserver, il y a des choses plus graves dans la vie… » Certes, mais à force de ne trouver aucun intérêt à rien et de laisser détruire tous ces petits témoins de notre histoire collective, c’est notre mémoire que l’on efface peu à peu. La Nationale 6 ne passe plus par le centre-ville depuis longtemps, mais nombreux sont ceux qui vouent à cette route un véritable culte, et qui n’oublieront pas qu’à Auxerre, « La route ÉTAIT belle »…



Lire l’article de L’Yonne Républicaine ICI.


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