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La Gazette du Patrimoine est le média en ligne d'Urgences Patrimoine. 

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Elle permet la diffusion des informations relatives aux patrimoines et à ses acteurs. 

  • Photo du rédacteurAlexandra Sobczak

Promotion immobilière : coup de tonnerre sur Brest

Depuis quelques jours, un projet immobilier fait gronder les Brestois et en particulier les riverains du cours Dajot.


Alors même que la villa Crosnier fait partie des édifices emblématiques de la ville, tout comme son « voisin » l’hôtel Caradec, c’est entre les deux qu’un promoteur souhaite construire un immeuble de 7 étages — rien que ça !



Si ce projet se concrétise, c’est tout un côté de la villa Crosnier qui se retrouverait « aveugle ».

Le permis de construire est en cours d’instruction, en attente de l’aval de l’Architecte des Bâtiments de France. Les propriétaires de la villa sont inquiets et consternés :



« Nous sommes propriétaires de la villa Crosnier un des rares édifices d'avant-guerre encore debout et témoin exemplaire du prestige patrimonial de l'histoire de Brest.



Il y a tout juste trois semaines, nous avons été avertis de manière officieuse que la mairie a donné son accord pour la construction d'une barre d'immeuble de sept étages agglutiné à la villa Crosnier et qui va donc boucher entièrement l'une des quatre façades de cet emblème brestois.



Alors que nous nous devons de demander la permission aux bâtiments de France dès lors qu'il s'agit de la couleur des volets ou des matériaux utilisés à la rambarde de la maison, pourquoi déroule t-on le tapis rouge à un promoteur immobilier en pleine zone protégée de la ville à moins de cinq cent mètres du château de Brest, monument historique, et à moins de deux cent mètres d'un autre ISMH de la ville, à savoir le monument américain ? »



« On a essayé de nous amadouer, symboliquement de nous faire taire en nous disant qu'on devrait être content que la construction se fasse, car elle va faire grimper les prix de l'immobilier à huit-neuf mille euros le mètre carré, et de cette manière faire grimper la valeur de la villa Crosnier.



Cette histoire ubuesque ressemble à un mauvais rêve, mais c'est la triste réalité qui dépasse la fiction. Nous propriétaires de la villa Crosnier, nous nous retrouvons à lutter face à des ennemis tout puissants qui font leur loi dans toute la ville. C'est David contre Goliath. »



Un collectif de sauvegarde est en cours de création et compte bien empêcher la naissance de ce projet, contraire à la mise en valeur du patrimoine brestois et contraire aux lois relatives à la protection des Monuments Historiques.



La balle est donc dans le camp de l’ABF, mais nous savons que, parfois, les décisions concernant les constructions dans des zones protégées sont des plus… surprenantes. Cela étant dit, si l’ABF autorise cette construction, alors tout est dorénavant permis !



À suivre…



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