top of page

Nous avons, dans un premier article (ICI), relayé un « cri du cœur » concernant le projet d’installation d’un méthaniseur de trois cuves sur la commune d’Illiers-Combray ou plus exactement au lieu-dit « Les Dauffrais ».


ree

Aujourd’hui, nous prenons part au combat des habitants qui ne veulent pas subir les nuisances de ce type d’installation à seulement 400 mètres de leurs maisons et, surtout, ne veulent pas être exposés aux risques multiples que représente la présence d’un méthaniseur.



Bien entendu, les neuf agriculteurs qui portent ce projet affirment que les risques sont inexistants, que les odeurs dégagées par les méthaniseurs sont une légende et que de ce fait, construire leurs trois cuves au milieu d’un ensemble de châteaux sur le terre de Marcel Proust ne leur pose aucun problème


ree

Certaines personnes favorables au projet vous diront également que ce paysage « proustien » a déjà été défiguré depuis longtemps déjà par un château d’eau, des pilonnes électriques et autres infrastructures à l’esthétisme douteux et que ce méthaniseur ne sera pas forcément pire que ce qui existe déjà.



Sauf que le dit méthaniseur représentera un risque pour la population, c’est indéniable et nous avons d’ailleurs de nombreux exemples pour étayer nos propos. Pas plus tard que le 20 août 2020, à Plouvorn (Finistère), alors que la structure n’était pas encore en fonction, une de ses cuves a explosé.



Lire l’article de Ouest France ICI.



À Escrennes dans le Loiret, les habitants sont excédés par les nuisances dues au méthaniseur qui avait été « vendu » comme très écologique et sans odeur . L’extrait de l’article qui suit est édifiant :



L'usine de méthanisation d'Escrennes, près de Pithiviers est inaugurée en novembre 2018. Est présent le ministre de la transition écologique, François de Rugy. Une usine "zéro odeur" est alors promise aux habitants. Moins d'un an plus tard, c'est un constat d'échec qui est dressé par les habitants. Jean-Marie Desgrolard habite à 800 mètres de l'usine, et sent parfois de fortes odeurs chez lui. "Il peut arriver que je ne puisse pas sortir dans mon jardin, en fonction de la direction du vent, dénonce-t-il. A un moment donné, on n'en peut plus. Et tout cela est accompagné d'une certaine indifférence, _aucune solution n'est proposée pour pallier cette situation." Il cible notamment des camions qui arrivent non-bâchés à l'usine, alors que les règlements l'imposent. Mais les soucis peuvent également être médicaux. Dans leur domicile, situés à une cinquantaine de mètres seulement de l'usine, Stevo et Vera Cestic souffrent. "J'ai les yeux qui pleurent, le nez qui coule, la gorge qui me fait mal et qui pique, souffle Vera. Cette usine a détruit ma vie." Son mari détaille : "Je ne peux pas faire une grillade dans le jardin, on ne peut pas inviter des amis, et ça attire un nombre de mouches incroyable." 



ree

Des promesses d'une usine "zéro odeur" :



L'objectif de ces habitants : obtenir des réponses, et des changements. Mais la mairie et l'usine apportent peu de réponses selon eux. Un banderole "Promesses non tenues, biogaz, Escrennes pue" est posée devant la maison du couple Cistic. Une page Facebook et une pétition ont été mises en ligne, pour faire parler de la situation. La colère vient notamment des promesses de cette usine, inaugurée par François De Rugy : "Quand on voit un ministre débarquer dans un petit village comme Escrennes, on se dit que c'est sérieux, que tout est en règle, témoigne Sandra. Cela avait l'air de rouler sur de bons rails, mais au bout du compte, les gens qui habitent là subissent les mauvaises odeurs." (Sources France Bleu Orléans)



Cet article résume à peu près ce que risque d’être le quotidien des riverains des Dauffrais.



Autre aspect à prendre en compte et pas des moindres, la présence du méthaniseur divisera au moins par deux le prix des habitations à proximité, même constat pour les châteaux situés dans ce périmètre. Si les propriétaires décident de vendre, il faudra baisser considérablement le prix de vente à cause de la présence du méthaniseur, et encore, à condition de trouver un acheteur qui acceptera de vivre avec cette installation sous ses fenêtres. Alors qui dédommagera les propriétaires ?



ree

Attention, les opposants au projet le sont par rapport au projet tel qu’il a été envisagé, mais la présence du méthaniseur au milieu des champs loin de chez eux ne leur pose aucun problème. Hélas, cette solution simple d’éloignement qui pourrait satisfaire tout le monde n’est pas à l’ordre du jour pour les sept agriculteurs qui considèrent qu’une construction plus éloignée entraînerait un surcoût financier important, compte tenu du fait qu’il faudrait faire placer des conduites de gaz inexistantes à cet endroit. Et de rajouter que les riverains doivent s’estimer heureux que, dans « un élan de bonté », ces mêmes agriculteurs aient accepté de construire leur méthaniseur à 400 des habitations au lieu des 150 mètres qu’ils avaient prévus.



Nous avons été sollicités pour mobiliser l’opinion contre le projet et nous avons bien évidemment répondu favorablement à cet appel. Non seulement au nom de la sauvegarde du patrimoine d’un territoire d’exception, mais également au nom des habitants attachés à leur cadre de vie afin de ne pas voir leur paradis se transformer en enfer.



Une pétition vient d’être mise en ligne ICI, merci de la signer et de la partager.

ree

Accédez à la consultation publique lancée par le préfet est en ligne depuis le 30 août ICI.



En savoir plus sur les risques encourus avec l’exemple de cette étude réalisée dans l’Isère ICI.

Depuis son sursis accordé par l’ancien Ministre de la Culture, Monsieur Franck Riester, le 5 juin dernier comme suite à notre action, nous n’arrivons pas à obtenir la moindre information concernant l’avenir de la chapelle Saint-Joseph.


ree

Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la Culture fraichement nommée, ne répond pas à nos interrogations alors que nous misions tant d’espoirs sur elle. Elle ne répond pas non plus au grand architecte Lillois, Étienne Poncelet, qui dans, un courrier adressé rue de Valois le 9 juillet, demandait que soient auditionnés les acteurs du projet de sauvegarde de l’édifice, projet qui, rappelons-le, est plus économique que la démolition/reconstruction portée par l’Université Catholique de Lille et surtout, beaucoup plus écologique. Justement, à l’heure où l’écologie s’invite dans tous les débats, ce dernier argument aurait dû peser dans la balance du bon sens et de la raison.



Une rencontre devait avoir lieu le 10 juillet au ministère avec les représentants du projet de démolition, mais comme cette date a coïncidé avec la passation de pouvoirs entre les ministres, nous ignorons même si elle a eu lieu. Ce que nous savons, c’est qu’en l’absence de réponse, tout est permis, y compris de voir la chapelle grignotée par les pelleteuses un beau matin puisque le permis de démolir accordé par la ville est toujours valide.




Nos inquiétudes sont légitimes, car nous avons fourni un travail titanesque pour obtenir ce sursis et retourner une situation qui semblait perdue d’avance en à peine quinze jours.



Cependant, nous n’avons jamais vraiment été convaincus par cette mesure qui, certes, nous avait alors donné un peu d’espoir et de satisfaction, mais qui aujourd’hui nous prouve que nous avions sans doute raison de ne pas crier victoire trop vite. Monsieur Stéphane Bern s’était voulu rassurant en affirmant avoir toute confiance en Monsieur Franck Riester quant à sa décision finale, mais c’était sans compter sur un remaniement ministériel « surprise » qui n’a pas donné au Ministre le temps d’avoir le mot de la fin et nous le regrettons profondément.



En attendant, nous ne sommes pas les seuls à nous inquiéter. En effet, bon nombre de Lillois attachés à cet édifice qui leur est familier attendent eux aussi des réponses.



C’est le cas notamment d’un collectif de riverains inquiets pour l’avenir de « leur » chapelle, chapelle qui fait partie intégrante de leur quotidien et qu’ils ne veulent pas voir disparaître.



C’est d’ailleurs dans ce genre de situation que la célèbre phrase de Victor Hugo extraite de « La guerre aux démolisseurs » prend tout son sens : « Il y a deux choses dans un édifice, son usage et sa beauté. Son usage appartient au propriétaire et sa beauté appartient à tout le monde, à vous, à moi, à nous tous. Donc, le détruire, c’est dépasser son droit ».



Oui, c’est exactement cela. On peut dire que les démolisseurs outrepassent leur droit, surtout quand ils souhaitent mettre à terre un témoin de l’histoire collective, même si ce dernier ne date « que » du XIXe siècle et n’a pas eu grâce aux yeux de l’Architecte des Bâtiments de France qui a donné, sans sourcilier, son accord pour la démolition, avec pour seul argument son époque de construction.



Nous trouvons cela un peu réducteur, car si la chapelle Saint-Joseph n’est certes pas un fleuron de l’architecture française, elle n’en est pas moins esthétique, très bien proportionnée et n’a rien à envier à certains édifices protégés de la même période. D’autant qu’il est important de rappeler qu’elle est érigée dans le périmètre protégé du Palais Rameau et lui fait écho. Alors Saint-Joseph, ce n’est pas Notre-Dame-de-Paris, mais est-ce pour cela que l’institution catholique a le droit de la détruire ?



Nous pensons qu’au vu du contexte sociétal actuel pour le moins complexe, démolir un édifice religieux est une grave erreur, même quand la laïcité prédomine. Car soyons sérieux, en démolissant cette chapelle c’est un symbole que l’on détruit, mais aussi un pan de l’histoire locale.



Nous allons une fois encore saisir Madame la Ministre de la Culture afin qu’elle statue sur cette triste affaire une bonne fois pour toute, notamment en signifiant sa mise sous protection — ce qui permettrait à tous les acteurs du projet de revoir leur « copie » en tenant compte du projet contradictoire qui leur ont été soumis et qui offrirait une seconde vie à l’édifice.



En attendant, voici le cri du cœur de la porte-parole du collectif de riverains qui en dit long sur leur attachement à la chapelle Saint-Joseph :



Madame, Monsieur, 



Je m'adresse à vous, URGENCES PATRIMOINE, car je sais que vous défendez « notre » chapelle.



Membre du conseil syndical de la résidence Vauban-Colson à Lille, je suis la porte-parole des 50 résidents, de leurs familles et aussi de plusieurs personnes du quartier Vauban avec qui j'ai eu un contact.



Je veux vous dire notre émotion, notre tristesse et notre colère face à ce projet de destruction d'un édifice qui fait partie du paysage de notre quartier.



En ce qui me concerne, lorsque j'ai visité l'appartement que j'occupe depuis près de 30 ans, j'ai eu un coup de cœur pour cette vue splendide sur cette chapelle nichée dans la verdure et mon achat en a été très influencé.



Depuis les arbres qui se trouvaient à l'angle du boulevard Vauban et de la rue Colson ont été abattus pour laisser la place à un horrible bâtiment de l'ISEN, tellement moche qu'il va être détruit (20 ans plus tard !!!) pour faire place à un autre plus grand qui doit entraîner la destruction de la chapelle. Bravo !!



Dans le quartier, nous sommes très attachés à ce bâtiment qui, certes, ne date pas du Moyen-Age mais qui reste un témoin du passé et qui s'inscrit dans le périmètre d'un autre bâtiment historique, Le Palais Rameau.



Il ne manque pas de charme avec ses clochetons et ses vitraux et, pour une chapelle il a de belles dimensions. Ce fut un lieu de culte, bon nombre de lillois y ont fait leur communion. Cette belle Chapelle mérite une nouvelle vie et au lieu de la détruire, il faudrait la restaurer et la rendre accessible à un plus large public en la transformant en lieu d'expositions par exemple.



Pour la petite histoire, je vous signale que, lorsque nous devons effectuer une transformation sur nos immeubles (changement de fenêtre par exemple), nous devons demander des autorisations et monter d'énormes dossiers car nous sommes dans le périmètre d'un bâtiment historique alors que l'on s'apprête à détruire impunément un ouvrage qui date du XIXème siècle et qui a une âme (contrairement à nos banales résidences).



Je dois aussi vous dire que nos impôts fonciers sont très conséquents pour ces mêmes raisons.



Nous comptons sur vous pour nous soutenir et pour nous faire entendre auprès des instances concernées. Je pense que la Mairie de Lille et la région ne seront pas insensibles à notre légitime revendication.



Merci à vous de nous tenir au courant des suites de cette affaire et de nous dire si nous pouvons vous aider.



Pour le collectif de quartier



Josette HEMSEN



Tout est dit dans ce mail que nous avons reçu samedi et, bien évidemment, plus que jamais nous défendrons cet édifice.



« Le patrimoine ne peut pas lutter, ensemble nous pouvons »


Nous vous rappelons que notre pétition est toujours en ligne et que le seuil des 10.000 signatures serait un atout pour nous. Si vous avez déjà signé, n’hésitez pas à partager sur l’ensemble de vos réseaux.



Attention : Nous vous rappelons également que vous n’êtes pas obligés de faire un don à la plateforme de pétition car l’argent qui vous est demandé ne va pas à notre cause. Enfin, ne répondez à aucune sollicitation financière qui ne viendrait pas d’Urgences Patrimoine ou de La Gazette du Patrimoine, car nous sommes la seule association nationale à œuvrer pour la sauvegarde de la chapelle.



Pour signer la pétition cliquez ICI.

Subscribe
bottom of page