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Notre principale mission est la lutte contre les démolitions, mais nous sommes de plus en plus sollicités pour accompagner les collectifs locaux, contre des projets de défiguration ou de mutilation du patrimoine bâti et paysager.

On se demande bien se qui traverse l’esprit de certains élus lorsqu’ils valident des projets de construction à deux pas de leur église.

Le cas qui nous occupe aujourd’hui est celui de l’église Saint-Nonna de Penmarc’h, où le projet de construction d’un immeuble, risque fortement de nuire à l’édifice classé Monument Historique.



Nous sommes en droit de nous demander si ce n’est pas une nouvelle « mode », puisque les projets de constructions à quelques mètres seulement d’un édifice religieux se multiplient à vitesse grand V, à l’exemple de la commune de Vandargues dans l’Hérault, où les terrasses de l’immeuble en construction ont une vue imprenable sur le parvis de l’église.

 



Vous avez été nombreux à vous indigner lors de la publication de cette photo sur nos réseaux, c’est la raison pour laquelle nous invitons à signer la pétition mise en ligne par le collectif de sauvegarde, afin d’éviter que se reproduise la même chose à Penmarc’h.

Bien évidemment, Urgences Patrimoine se tient prête à accompagner le collectif dans toutes ses démarches juridiques si ce projet devait aboutir.

Il nous semble tout de même surprenant que l’Architecte des Bâtiments de France puisse autoriser la construction d’un immeuble à 70 mètres d’un Monument Historique classé, mais hélas de nos jours, tout semble possible, même le pire. Surtout le pire…


 

 

Voici quelques précisions apportées par le collectif  "Défense du Chemin de Penhors", en attendant le prochain Conseil Municipal qui aura lieu le 28 mai :

 

 

L’église SAINT-NONNA de PENMARC'H fut bâtie à partir de 1508, à cette époque PENMARC'H était prospère grâce à la pêche, au transport maritime et au commerce. Les riches armateurs l’ont voulue majestueuse dans un style gothique flamboyant. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis 1862.

 

Traversant les siècles qui ne l'ont pas épargnée ( guerres, pillages...), elle trône toujours au centre bourg de PENMARC'H et fait la fierté de ses habitants.

Témoignage d’une architecture passée remarquable, elle fut également une source d’inspiration pour nombre d’artistes peintres, parmi lesquels Lucien Simon, Mathurin Méheut, Géo Fourier ...

 



Ces artistes ont su capturer l’élégance et la beauté de ce monument que l’on peut apercevoir de plusieurs lieux de la commune et notamment des marais de Lescors et du rond- point allant vers La Pointe De La Torche.

 

Notre collectif Défense du Chemin de PENHORS se bat depuis décembre dernier pour sauver l'harmonie du site de l'église classée SAINT-NONNA de PENMARC'H dans le Finistère et l'authenticité du chemin de Penhors.

Un projet de construction à 70 mètres de l'église classée SAINT-NONNA, prévoit un immeuble de 52 mètres de long, 10,47 mètres de haut.



 Cette construction va défigurer ce site très visité et entraîner une perte de visibilité de ce monument historique et notamment de sa face nord que l'on voit de loin à plusieurs endroits de la commune (marais de Lescors, rond-point vers La Torche).



 

Le Patrimoine Architectural serait ainsi dévalorisé et déprécié. Ce n'est pas en cohérence avec les travaux de restauration de l'église qui ont commencé en 2013 et ont permis notamment la mise en valeur de la tour du clocher.

Au milieu des pentys typiques en granit, un bâtiment « moderne » à quelques pas de SAINT-NONNA cassera l’harmonie de ce site authentique et occultera irrémédiablement la vue de notre belle Église.

 

SAINT-NONNA « digne par ses dimensions d'une petite cathédrale » ne pourra s'imposer face à ce nouvel édifice gigantesque !

Notre collectif a lancé une pétition en ligne et compte sur votre soutien :

 Nous vous rappelons qu’il est inutile de payer pour signer, mais tous vos partages sont les bienvenus.

 


Crédits photographiques : collectif Défense du Chemin de PENHORS

  • Photo du rédacteurAlexandra Sobczak

C’est pour le Musée Eugène Carrière, situé à Gournay-sur-Marne, que notre incontournable fée des pinceaux, Sophie de Joussineau, a accepté une fois encore d’offrir son temps et son talent dans le cadre de l’opération Un Geste à l’Édifice, initiée par Urgences Patrimoine.

 


 Ce tableau est un portrait de Jean-René, le second fils d'Eugène Carrière (le 1er étant décédé de la diphtérie en 1884), né en 1888.

Il est l'oeuvre du peintre Charles-Paul Séailles. Nous devrions dire la peintre, puisqu'elle se prénomme en réalité Octavie, Charles-Paul Séailles étant son nom d'artiste, à une époque où les femmes ont encore peu de place dans la peinture.

Elle est la femme de Gabriel Séailles, professeur d'esthétique à la Sorbonne. Ce dernier se lie d'amitié avec Eugène et devient son biographe. Dans la prochaine exposition qui ouvre en octobre 2024 "Eugène Carrière, un peintre humaniste et engagé", un buste et un médaillon représentant Gabriel Séailles seront présentés.

 

Sophie de Joussineau avait déjà restauré une œuvre dans ce cadre-là en 2020, le portait de Célimène, du peintre Théophile Poilpot, et très généreusement, elle a accepté de prendre en charge la restauration de ce second tableau pour le même musée.

 




Rappelons que le Musée Eugène Carrière est un musée associatif qui ne dispose pas de gros budgets, notamment pour entreprendre la restauration des nombreuses œuvres issues des collections personnelles du peintre.



 

Nous remercions très sincèrement Sophie, qui depuis plus de six ans se mobilise à nos côtés pour sauver de l’oubli des œuvres qui, sans l’opération « Un Geste à l’Édifice », étaient probablement condamnées.

Nous avons pour habitude de prendre en charge des tableaux religieux, qui sont les premières victimes du manque de budget pour effectuer certaines restaurations très lourdes, mais nous sommes heureux d’avoir pu offrir ces deux « Gestes » au Musée Eugène Carrière.

 

 

Afin de découvrir ou redécouvrir le travail de Sophie, n’hésitez pas à visionner ce reportage :

 

Et pour en savoir plus :



 


Depuis fin décembre 2023, nous nous sommes mobilisés afin de ne pas voir disparaître ce témoin incontournable du patrimoine rouennais.

 

Nous pensions naïvement trouver des soutiens parmi les élus soucieux de la préservation du patrimoine et surtout soucieux de la façon dont on dépense l’argent public, puisque rappelons- le, le futur projet Beauvoisine flirte avec les 70 millions d’euros, mais à quelques rares exceptions près, la majorité d’entre eux n’a pas daigné réagir.

 

On nous oppose le fait que nous ne serions pas au courant de tout, que le projet validé en septembre dernier est tout à fait respectueux de l’existant, et que l’âme du muséum et celle du Musée des Antiquités seront respectées. Or, il suffit de regarder le projet de la scénographe pour comprendre que ce n’est absolument pas le cas :

 

 

Attention, nous ne pouvons pas dire que cette proposition n’est pas attractive. Elle est même très « tendance », mais nous ne sommes plus du tout en présence d’un muséum d’histoire naturelle, ni d’un musée des antiquités, mais plutôt d’un centre culturel high-tech. Cette présentation est très éloignée de celle du Projet Scientifique et Culturel (PSC) validé par le ministère de la culture en 2019. Rappelons que le PSC est un document officiel et obligatoire et que le projet validé doit être fidèle à ce document.

 

Nous ne sommes peut-être pas au courant de tout, mais, en attendant, nous nous appuyons sur des faits et non sur des utopies. Et non, nous ne sommes pas passéistes, car jamais nous ne nous sommes opposés à un projet de réhabilitation, à condition, bien sûr, que la réhabilitation respecte l’existant. Or, ce n’est absolument pas le cas, puisque qu’une partie du Muséum sera démolie, ainsi que de nombreux éléments architecturaux anciens. Sans parler bien évidemment des vitrines du XIXe siècle qui vont disparaître, ainsi que des bâtiments des anciennes facultés de sciences, de médecine et de pharmacie, exclus à la dernière minute du projet de réhabilitation et qui, donc, semblent condamnés à l’abandon et, peut-être à terme, à la démolition.

 

Il nous a paru judicieux de déposer une demande de mise en instance de classement auprès de la Ministre de la Culture afin de préserver ce que le ministère lui-même considère comme le second plus important Muséum d’Histoire Naturelle de France dans la fiche dédiée au lieu : https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/museo/M7012



C’est parce qu’une grande partie des « atouts majeurs » disparait dans le projet du Pole Muséal Beauvoisine que cette demande de mise en instance de classement nous semble capitale.

 

Or, cette demande reçue par Madame Rachida Dati en date du 22 janvier 2024 est restée sans réponse. Cette absence de réponse est donc considérée comme un refus, c’est la raison pour laquelle notre avocat, Maître Théodore Catry, vient de déposer une requête auprès du Tribunal Administratif de Rouen. Parallèlement à cette démarche, nous allons saisir le Haut Conseil des Musées de France.

 

Voici le communiqué de Maître Catry :

 

« Face à l’avancement en marche forcée du projet de pôle muséal, Urgences Patrimoine a pris la décision :

 

- De saisir le Haut Conseil des Musées de France en vue de dénoncer les libertés destructrices prises vis-à-vis de ce à quoi la réhabilitation s’engageait dans le cadre du Projet scientifique et culturel (PSC) qui avait reçu l’aval du ministère de la culture ;

 

- De saisir le tribunal administratif contre le refus de mise en instance de classement opposé par ce dernier, malgré la valeur patrimoniale indéniable de l’ensemble et de sa muséographie et la menace qui pèse désormais de façon imminente sur sa préservation. » 



En attendant, la mobilisation doit continuer plus que jamais, alors merci de continuer à signer et à partager notre pétition :

 


Enfin, n’oubliez pas qu’Urgences Patrimoine ne bénéficie d’aucune subvention publique afin de conserver sa liberté et son indépendance, et que seuls vos dons et vos adhésions permettent de financer nos actions.

 

D’avance merci à tous ceux qui nous aideront à financer ce rude combat.

 

« Le patrimoine ne peut pas lutter, ensemble, nous pouvons »



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