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Suite de notre feuilleton de Noël. Nous le répétons encore une fois, notre démarche n’est absolument pas politique, nous n’avons pas de comptes à régler avec personne. Ce que nous voulons, c’est que ce lieu uniquequ’est le Muséum d’Histoire Naturelle conserve son intégrité et qu'il ne soit pas transformé en temple du wokisme.



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N'en déplaise à ceux qui préfère la virtualité à l’authenticité, les jeunes générations ont encore le besoin de s’émerveiller autrement qu’à travers des hologrammes. Nous ne le répèterons jamais assez, nous avons tous besoin de choses vraies, de choses sincères qui racontent une histoire, notre Histoire.


 


Le nouveau « Pôle Beauvoisine », nous promet  « un musée réinventé, car les règles habituelles d’une visite au musée seront transgressées dans une approche novatrice unique en France et en Europe : un musée “comme à la maison”, où l’hospitalité sera érigée en principe fondateur. Un musée où chacune et chacun aura sa place. Un musée construit avec et pour les habitants. Un musée sobre et vertueux, en prise avec l’urgence social-écologique, qui sera le premier musée de France de cette envergure à viser le label PassivHaus ». (extrait du communiqué de presse)



En attendant, tous ceux qui s’intéressent un peu à l’écologie savent que la réhabilitation de l’existant, sera toujours plus vertueuse qu’une démolition reconstruction. Dans notre précédent article, nous vous avons fait part de nos inquiétudes (légitimes) quant à l’avenir des bâtiments des facultés de sciences, médecine et pharmacie qui font face au Muséum, et qui pourraient bien, dès 2025, servir de déjeuner aux pelleteuses.



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Pourquoi dès 2025 ? parce qu’en théorie, d’après ce que nous a affirmé un éminent membre de la direction du musée, c’est en 2025 que les collections stockées dans une partie des bâtiments de la faculté de sciences devraient trouver refuge ailleurs.



Une fois totalement vide et sans usage, on nous servira le couplet : vu l’état de cet ensemble de bâtiments, leur restauration serait bien trop coûteuse, nous devons agir en « bon père de famille » et se résoudre à les démolir. On vous ajoutera un autre petit couplet sur les « experts » qui ont affirmé que ces bâtiments n’ont aucun intérêt architectural, et surtout, qu’ils ne sont « que » XIXe. Et puis s’ils avaient un intérêt, ils seraient classés Monuments Historiques. À ce sujet, il est important de rappeler que le Sacré-Cœur à Montmartre ne bénéficiait d’aucune protection au titre des Monuments Historiques jusqu’en 2022. Hasard du calendrier, c’est justement le 8 décembre 2022 que cet édifice mondialement connu a enfin reçu cette « distinction ». Pourquoi ? Parce que tout simplement, il faut demander la protection, et si on ne demande rien, on n’a rien.



Cela dit, quand on voit l’état de la Fontaine Sainte-Marie qui se trouve à 200 mètres du Musée et qui elle est classée MH, on peut se poser la question du traitement réservé aux Monuments Historiques par la ville de Rouen.



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Cette magnifique fontaine figure pourtant sur le site internet de la ville, où l’on nous informe que sa dernière restauration date de 1983, c’est-à-dire, il y a exactement 40 ans. Nous aimerions comprendre pourquoi une ville qui prétend au titre de Capitale de la Culture laisse se dégrader un tel monument. Quand les touristes attendus du monde entier visiteront le « pôle muséal » unique au monde, ils seront en droit de se poser certaines questions.



Mais revenons au sujet qui nous préoccupe, à savoir la démolition des parties existantes, pas du tout écologique et surtout pas logique, puisque cette démolition va entraîner avec elle, la disparition de la plupart des éléments architecturaux emblématiques de l’actuel Muséum. Avant toute chose, afin que tout le monde comprenne et ne mette pas en doute nos propos, voici le plan officiel. Tout ce qui est en rouge, c’est : poubelle !



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Dans cette partie-là, se trouvent bien évidemment les escaliers qui datent du XVIIe siècle pour un, et du XIXe pour les deux autres, certains plafonds à caissons et les incomparables parquets qui craquent et qui donnaient un supplément d’âme au lieu.





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Quant à l’avenir des vitrines, lorsque nous avons posé la question, il nous a été répondu que les plus « emblématiques » seraient conservées. Nous ignorons de ce qui est considéré comme « emblématique » par les experts, mais ce que nous savons, c’est que toutes celles qui sont scellées aux murs seront condamnées, à l’exception de celles de la galerie de l’Evolution au rez-de-chaussée. Nous avons d’ailleurs eu droit à une explication qui nous a laissé perplexe : « vous comprenez, ces vitrines n’ont pas la chance d’être du mobilier Ikéa. Elles sont chevillées, donc elles ne se démontent pas. »



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Il semblerait d’ailleurs que les tests soient déjà en train d’être réalisés dans la galerie des oiseaux, située au 3eme étage (photo ci-dessus). Désormais fermée au public, pour des raisons dites de sécurité, nous avons pu constater que le déménagement a déjà commencé.



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Si parmi vous certains possèdent encore l’armoire de leur grand-mère qu’ils ont emmené partout à chaque fois qu’ils ont déménagé, vous savez que l’on peut démonter sans grand dommage un meuble chevillé. En revanche, réussir à démonter et remonter deux fois un meuble Ikea, sans que tout s’écroule, cela tient plutôt du miracle.



Mais, oui, nous savons que nous ne sommes pas experts et que notre avis n’est nullement recevable. En attendant, j’invite tous les rouennais à surveiller les poubelles du musée dans les prochains mois, car il est fort possible que l’on y déniche des trésors.



À suivre….


 


Nous tenons à remercier les 2300 personnes qui ont signé notre pétition. Si juridiquement cela n’a pas de valeur, symboliquement, c’est très important. Donc, n’hésitez pas à signer si cela n’est pas encore fait, ou de partager si vous le pouvez.


 


Petite précision : lorsque vous signez, vous recevez un mail de notre part pour vous remercier. Si vous ne souhaitez pas recevoir d’autres mails, notamment pour vous tenir au courant de l’évolution des choses, en fin de mail il y a une petite case à cocher pour vous désinscrire de notre liste de diffusion. Il suffit de cocher cette case, et vous n’entendrez plus jamais parler d’Urgences Patrimoine. Nous précisons cela, car nous avons reçu un mail très agressif d’une signataire nous sommant de ne plus lui envoyer quoi que ce soit. Notre seul but étant de sauver l’intégrité du Muséum, il est toujours désagréable de recevoir des messages de ce genre.


 


En cette fin de mois d’août, nous aurions pu faire l’éloge de ce fleuron du patrimoine national qu’est la ville de Saint-Malo. Ses remparts, ses plages, son port et son histoire maritime connus de tous.



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Or, c’est un tout autre visage qu’offre la ville, si l’on s’égare en dehors du centre historique.



Une ville ravagée par la promotion immobilière qui est tout bonnement en train de la défigurer. Écoles, presbytères, anciens commerces, maisons de pays, tout est détruit depuis quelques années au profit d’immeubles sans âme où vont s’entasser parisiens en mal d’air iodé ou retraités fortunés.


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C’est lors de la mandature du maire précédent que les démolitions ont été les plus nombreuses. Rien que sur l’année 2019/2020, plus de dix chantiers de démolition ont eu lieu ou sont en cours.



Le quartier le plus touché, est celui de La Gare/Rocabey. Progressivement les bâtiments "historiques" et les maisons disparaissent au profit de barre d'immeubles.



A Saint-Malo, on ferme et on démolit les écoles au profit d'immeubles (2 ou 3 écoles ont déjà disparues et il est bien probable que la liste continue a s'agrandir).



Pendant 6 ans, la municipalité a véritablement "bétonné" la ville de Saint-Malo à tour de bras, faisant démolir sans état d'âme (pour le bien de Saint-Malo d'après eux) des quartiers entiers pour faire place à des barres d’immeubles de plus en plus hautes.



Il va sans dire que la ville est devenu la proie de promoteurs immobiliers qui vont jusqu'au harcèlement de certains propriétaires de maisons, pour les encourager (pour ne pas dire forcer) à vendre leur maison comme le dénonce cet article ICI.



La démolition la plus scandaleuse fut celle d'une malouinière du XVIIIe siècle (les malouinières, sont un style de villa, construite par de riches commerçants et négociants au XVIIIème siècle, à St-Malo et ses alentours). Cette villa portant le nom "Tourville" a donc été rasée sans remords et dans la plus grande discrétion, il en fut de même pour la maison voisine, une très jolie villa du début du XXe siècle. A vrai dire, c’est toute une série de maisons (en tout 4 maisons) qui a été rasée pour faire place à une barre d'immeuble extrêmement haute.



En ce moment même, c'est au tour du dernier cinéma historique de Saint-Malo d'être démoli (le cinéma Vauban, construit au début des années 50).

Juste à côté du cinéma eu lieu aussi la démolition du presbytère (datant du XIXème siècle) de l'église Notre-Dame-des-Grèves.


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Un autre exemple assez frappant est l'Avenue Franklin Roosevelt, qui est devenue progressivement le fief du groupe Roullier (Société TIMAC). Plusieurs bâtiments sont sortis de terre, et une avenue toute neuve a été tracée (alors même qu'un nombre incalculable de rues de St-Malo sont dans un état déplorable).


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Enfin, comme si démolir ne suffisait pas, les deux musées de la ville sont fermés depuis novembre 2019, laissant la Tour Solidor et le Grand Donjon vides et sans destination.


Les collections ont été mises en réserve et la seule bonne nouvelle est que la majorité des œuvres ont été restaurées.



Cette campagne de restauration a d’ailleurs duré de nombreuses années, vidant un peu plus à chaque fois les deux édifices. Une fois restaurées, les œuvres ne retrouvaient pas les collections des musées, mais les réserves.



Lire l’article au sujet de la fermeture des musées ICI.


Pourquoi ? parce que là encore, un projet que l’on pourrait nommer « d’envergure », ou plus objectivement issu d’un délire mégalomane, devrait voir le jour en 2022. Pour un montant pharaonique alors même que l'on se demande comment la commune va pouvoir financer un si lourd projet. D'autant plus en la période de crise que nous connaissons actuellement. C’est d’ailleurs le projet d’un célèbre architecte japonais qui a eu grâce aux yeux de l’ancien maire. C’est donc dans ce bâtiment que les collections seront (un jour peut-être) rendues au public.



Voir le projet  ICI.



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Encore une fois, nous n’avons rien contre l’architecture contemporaine, et il faut que le XXIe siècle laisse lui aussi son empreinte, mais nous ne sommes pas certains que ce bâtiment s’intègre bien au paysage.



Nous sommes désolés d’avoir entaché l’image de cette ville qui fut jadis magnifique, et qui gardera tout de même un potentiel touristique incontestable (si, bien entendu, la « démolitionnite aigüe » cesse. Nous ne sommes pas certains que les touristes continuent d’affluer pour admirer des immeubles en béton.



D’ailleurs, la « démolitionnite » est toujours d’actualité avec le projet de démolition de l’ancien camping. Mais les associations locales sont vent debout contre le projet et pour le moment tout est à l’arrêt. Lire l’article d'Ouest France ICI



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Espérons que ces dernières auront gain de cause. Sinon, l’on pourra définitivement changer le nom de la ville en la nommant : « Saint-Mal-loti »

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