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En 2012 la famille Rothschild a fait don du château et de son Parc à la commune qui en est désormais propriétaire. Un bail de location a été signé avec un promoteur local qui a officiellement ouvert une école de gastronomie. Prestigieuse école qui est un fleuron incontesté dans le domaine de la gastronomie française. Les élèves de l'école s'exercent ainsi au sein des restaurants du Château (Le Baron) et de son parc (Le Chai) dans le cadre de séminaires ou mariages (salons du château), ainsi que dans un complexe hôtelier situé en entrée de ville (Le Paxton) et dans un petit restaurant situé en face du parc dans les locaux de l'école Ferrière.


D’ailleurs, le château lui-même est disponible à la location pour des mariages ou des séminaires.


Nous avons été alertés cette semaine par l’association« R.E.N.A.R.D (Rassemblement pour l’Etude de la Nature et l’Aménagement de Roissy-en-Brie et son District) , qui se bat pour empêcher la construction d’un complexe hôtelier de luxe, au sein même du parc protégé, juste à l’entrée d’honneur du domaine. Un projet qui dénaturerait fortement l’environnement du château.


Nous n’avons jamais été contre les projets hôteliers ou immobiliers dans les monuments historiques, à partir du moment où ils permettent la sauvegarde d’un édifice en péril.


Nous sommes conscients que le développement économique d’une Région, passe par son offre hôtelière, haut de gamme de préférence, pour attirer une clientèle ayant les moyens de consommer.


Or,ce projet peut très bien être réalisé de l’autre côté du parc, à proximité de l’école et ainsi, ne pas nuire à l’ensemble classé.


Nous sommes extrêmement surpris que la DRAC d’Ile de France, par la voix du Préfet de Région, ait donné son accord pour la construction de cet hôtel, et par la même occasion, autorisé l’abattage des arbres de cette parcelle inscrite.


Nous sommes d’autant plus surpris, que c’est cette même DRAC qui s’est opposée au projet de réhabilitation du Château du duc d’Épernon, rendant son avenir plus qu’incertain.


C’est la raison pour laquelle, nous avons souhaité relayer les inquiétudes de l’association R.E.N.A.R.D, qui sont bien légitimes.


Voici leur communiqué :


Un projet d’hôtel 5 étoiles menace le château de Ferrières-en-Brie

et son parc, classé Monument Historique et Site Naturel Inscrit.


Mi-mars des habitants de Ferrières-en-Brie contactaient l’Association R.E.N.A.R.D, car ils s’inquiétaient des dégâts causés par un abattage important d'arbres plus que centenaires dans le Parc du Château de Ferrières. Nous avons appris que ces travaux précédaient la construction d’un hôtel 5 étoiles dans le parc du château, classé dans l’inventaire national des monuments historiques.


Impossible d’imaginer un projet semblable dans le parc du château de Versailles, de Champs-sur-Marne ou de Vaux le Vicomte !


En plus de supprimer des arbres d'une grande valeur environnementale et paysagère et les abris qu'ils offrent à la faune sauvage, la coupe intervient en pleine période de reproduction et d'élevage des jeunes. Nombreuses sont les espèces sauvages protégées dérangées ou détruites : écureuils, chauve-souris, oiseaux… Sans autorisation.


Le projet d’hôtel est un bâtiment à R+2 étages, qu’il est prévu de construire le long de la rue du Château, à quelques mètres de la grille d'honneur, avec une nouvelle entrée. L'impact paysager de ce projet serait désastreux : ce parc , le seul parc Napoléon III en Europe serait gravement dégradé si la construction aboutissait.



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L’affichage obligatoire des travaux n’a pas été réalisé. La mairie prétend ne pas pouvoir donner la copie de l’autorisation. Nous avons, avec l’aide d’un avocat, déposé un référé mesure utile au Tribunal Administratif pour avoir la copie du dossier du projet. Nous venons de déposer au Tribunal Administratif une requête pour annulation de l’autorisation et un référé suspension pour empêcher la poursuite des travaux.

Nous avons besoin de moyens financier. Le site HELLO ASSO vous permet d’y contribuer ici


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Vous trouverez tous les renseignements et documents sur notre site.

Nous répondons à vos questions : association-renard@orange.fr et 06 45 61 42 27


Philippe ROY Président de l’Association R.E.N.A.R.D. et le conseil d’administration le 22 avril 2020


R.E.N.A.R.D.


Rassemblement pour l’Etude de la Nature et l’Aménagement de Roissy-en-Brie et son District

Association loi 1901 créée le 24 novembre 1978, siège en Mairie 77680 Roissy-en-Brie

Agréée de Jeunesse et d’Education Populaire sous le n° 77 JEP 03 302 R 88

Agréée de protection de l’environnement pour la Région Ile-de-France (article L.141-1 du Code de l’Environnement)

Habilitée à prendre part au débat sur l’environnement pour la Région Ile-de-France dans le cadre d’instances consultatives

(article L.141-3 du Code de l’Environnement)

N° SIRET : 39070756000012

  • Photo du rédacteur: Alexandra Sobczak
    Alexandra Sobczak
  • 22 avr. 2020

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Suite à la lecture d’un article publié dans le journal La Voix du Nord, le 11 mars 2020, dans lequel Monsieur Rachid Ben Amor, le Maire de la commune de Blendecques, exprimait clairement son intention de ne pas restaurer le Château de Westhove, Urgences Patrimoine, à travers la « voix » de La Gazette du Patrimoine a souhaité relancer « l’affaire Westhove ». Il était impossible pour nous de laisser ce château protégé au titre des Monuments Historiques, depuis 2011, finir en gravats. En accord avec le Président de l’association de sauvegarde locale « L’Élan de Westhove », nous avons une fois de plus dénoncer l’abandon de ce patrimoine emblématique de la commune. Suite à la publication de notre article, Stéphane Bern nous a contacté et a souhaité apporter son soutien. Certaines personnes nous ont été hostiles, pensant que l’appui de Stéphane Bern était une fausse annonce, alors qu’elle était tout à fait vraie. Nous avons également été la cible de commentaires odieux, dénonçant notre activisme patrimonial en ces temps de confinement, alors que les préoccupations sont ailleurs et que les soignants luttent pour nos vies. Mais n’oublions pas qu’ il y aura « le jour d’après » et que le patrimoine, déjà bien malade, devra encore et toujours se défendre pour ne pas être réduit en poussière sur l’ensemble du territoire. Alors, si cette période a été propice au Château de Westhove, il ne faut pas nous jeter la pierre mais, au contraire, se réjouir de l’espoir qui renaît.


Après lecture de l’article du journal L’indépendant du Pas de Calais, (voir le .pdf ici ou lire au format calameo) nous sommes heureux d’apprendre que Monsieur le Maire est prêt à vendre l’édifice si un repreneur se fait connaître. En revanche, nous ignorons totalement le prix de vente. Dans notre précédent article, nous suggérions une vente à l’euro symbolique, car les travaux sont importants. Cela permettrait à la commune de ne pas avoir à supporter les frais de démolition et le château pourrait espérer un avenir. Bien entendu, il faudrait un repreneur sérieux qui respecterait un cahier des charges bien défini afin d’éviter des dérives et la perte définitive de l’édifice. Cependant, Monsieur Bern est lui plus enclin à soutenir un projet de restauration par la commune, et il est vrai que cette restauration serait le scénario idéal, à condition que tous les acteurs institutionnels se mobilisent. Car bien entendu, la commune ne pourra pas supporter à elle seule la restauration, laquelle, à cause des années d’abandon, risque d’être très coûteuse. En revanche, nous nous étonnons du prix annoncé pour la simple étude de structure, mais également du montant de 5 millions d’euros évoqués par le maire il y a quelques temps, pour justifier sa décision de ne pas faire restaurer le château. Sans étude préalable, personne n’est en mesure de chiffrer le montant des travaux, et même si ceux-ci sont importants, n’oublions pas qu’ils peuvent se faire par tranches sur plusieurs années, l’urgence étant pour le moment, la mise hors d’air et hors d’eau. Nous remercions Monsieur Bern pour son intervention dans ce dossier et nous espérons que le dialogue qui s’est ouvert avec le maire, fera avancer les choses rapidement pour offrir au Château de Westhove l’avenir qu’il mérite. Enfin, nous renouvelons notre engagement sans faille auprès de l’Association « L’Élan de Westhove » et en particulier auprès de son président, Monsieur André Bideaux qui espère, depuis des années, voir renaître ce magnifique témoin de l’histoire locale. Nous ne manquerons pas de vous informer de la suite de ce dossier.


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Urgences Patrimoine avait pourtant lutté sans relâche aux côtés du collectif de sauvegarde du presbytère de Bussang, notamment en créant une pétition qui avait mobilisé bon nombre de défenseurs du patrimoine. Le Conservatoire Muro Dell’Arte avait même proposé d’organiser un chantier bénévole, dans le cadre de l’opération « Un Geste à l’Édifice », afin de restaurer la façade. Ce qui n’aurait rien coûté à la commune, mais aurait apporté un peu de vie à ce bâtiment jusque-là délaissé, comme on peut le voir sur le projet ci-dessous.

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Mais malgré les nombreuses solutions suggérées au maire de la commune, celui-ci a précipité la démolition de ce petit édifice qui trônait fièrement depuis le XVIIIe siècle dans ce village des Vosges. Mais pourquoi avoir voulu à tout prix détruire ce patrimoine emblématique de la commune ? La version officielle était, comme souvent, le coût trop élevé de restauration. Mais en « off », c’est surtout que l’édifice masquait la vue d’une élue. Élue se disant experte en Histoire et qui trouvait que ce patrimoine n’avait aucun intérêt et qui n’avait qu’une obsession : sa démolition.

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Comme quoi, l’avenir du patrimoine tient à peu de chose. Aujourd’hui, il ne reste rien du presbytère, alors qu’il était question d’en conserver quelques éléments en « souvenir ».

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Nous pourrons une fois encore, regretter l’absence de réactivité de la DRAC, qui semblait pourtant avoir un réel intérêt pour ce témoin de l’histoire locale, mais qui n’a pas empêcher cette démolition.

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Ce patrimoine n’était certes pas un grand « monument historique », mais il était une « figure locale ». Mais comme un peu partout sur notre territoire, le « petit patrimoine » subit le manque de culture et de bon sens des élus démolisseurs qui souhaitent rayer de la carte tous les témoins du passé de leur commune, au nom d’une pseudo modernité au rabais, et qui s’enorgueillissent de laisser comme uniques traces, des parkings ou des salles des fêtes sans âme et sans avenir.

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