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  • Photo du rédacteur: Alexandra Sobczak
    Alexandra Sobczak
  • 17 déc. 2021

Pourtant classé Monument Historique depuis 1862, Le Château de Coucy est un peu le « grand oublié de l’histoire ». Alexandre Carlu, l’un de ses fervents défenseurs, nous fait un résumé de ce que fut Coucy et de ce qu’il est aujourd’hui. Quant à son avenir, il semble bien sombre…



Il fut un rêve fou et titanesque qui devint réalité grâce à un bâtisseur très perfectionniste. Enguerrand III de Coucy est le seigneur le plus mégalomane que l'Histoire ait connue. On peut se demander ce qui a traversé l’esprit de l’homme qui a décidé de faire bâtir une forteresse aussi hors normes. Ce grand seigneur hors du commun était-il trop riche ? Trop fier ? Trop sûr de lui ? Descendant d’une puissante famille, Enguerrand III voulait tout simplement montrer au monde entier toute l'étendue de sa puissance pour rivaliser avec le roi de France. C'est ainsi qu'il a érigé une construction absolument prodigieuse, construite en seulement 7 ans (de 1225 à 1232).



Cet ensemble fortifié du XIII siècle repose sur un riche éperon rocheux de Picardie. Avec ses 33 tours, il se hissait au rang des plus imposantes forteresses de tout l'Occident. Grandiose et raffinée, Coucy n'a cessé, au fil des siècles, d'attiser rivalités et jalousies. Un train spécial reliait Paris à Coucy. Des trains entiers de voyageurs se rendaient à Coucy. Cela en faisait une place touristique très forte et reconnue à travers toute la France.



À Coucy, le temps s'est arrêté en mars 1917. Ce jour-là, les quatre tours d'angle du château et son donjon colossal sont dynamités par les Allemands. Les trois portes d'accès de la ville fortifiée sont détruites, les habitations également. Presque 105 ans plus tard, tout pourrait rappeler la gloire de cette forteresse voulue par un seigneur qui voulait être roi.



Car le Château de Coucy, c'est plus de 8 siècles d'Histoire. Du haut de ses 54 mètres, le donjon monumental était le plus important d'Europe. Coucy était le troisième site le plus visité de France après Versailles et le Mont-St-Michel. Coucy, c'était également quatre Tours d'Angle impressionnantes, chacune d'entre-elles dépassant les dimensions du donjon Royal du Louvre !



Du château de Coucy, l'architecte Viollet-le-Duc a dit : « auprès de ce géant de pierre, les plus grosses tours connues, soit en France, soit en Italie ou en Allemagne, ne sont que des fuseaux... ». Il faut savoir qu'il y a plus de pierres au Château de Coucy qu'à la très célèbre Pyramide de Kéops (Égypte) !



Seulement voilà, cela va faire 105 très longues années que ce merveilleux château du temps médiéval, fierté nationale, Européenne et mondiale, est laissé pour mort : dans l'ombre et l'oubli le plus profond. À l'heure où le Centre des monuments nationaux, les plus hautes instances de l'État et d'Europe se renvoient la balle continuellement, le célèbre donjon (entre autre) attend toujours d'être reconstruit et devenir le plus grand symbole de paix Européenne ! Cerise sur le gâteau, depuis novembre 2020, on veut implanter une usine à vent de 10 éoliennes à moins de 4 kms du site Remarquable, en plus d'une quarantaine d'autres tout autour de la forteresse : un fiasco sans nom alors que les habitants même n'ont pas le droit de faire poser de panneau solaire sur le toit de leur maison en raison de la position du château, classé au titre des monuments historiques depuis 1862.

Signez pour faire bouger nos instances !



  • Photo du rédacteur: Alexandra Sobczak
    Alexandra Sobczak
  • 13 déc. 2021

Comme nous l’avons annoncé, l’avenir de la chapelle de Vrères sera au cœur de nos préoccupations dans les mois à venir.






Cet humble témoin de notre histoire collective, initialement voué à la démolition, pourrait bien devenir l’emblème du combat contre « le déni de patrimoine ». Il nous appartient aujourd’hui d’inscrire dans l’avenir cette modeste chapelle érigée à Saint-Léger-de-Montbrun il y a 200 ans.





En théorie, cette tâche devrait incomber aux grandes structures de sauvegarde du patrimoine, qui largement dotées, ont les moyens d ‘entreprendre de telles missions. Mais qui parmi elles s’intéresse à des édifices sans grand intérêt architectural ? Ces grandes institutions parisiennes savent-elles même où se trouve le département des Deux-Sèvres ?



Nous émettons des doutes. C’est la raison pour laquelle, malgré notre absence totale de moyens financiers et de subventions, que nous allons relever ce défi, avec l’aide de tous ceux qui jugeront que, en dépit de sa modestie, la chapelle de Vrères mérite d’être sauvée.



Voici quelques images qui vous feront comprendre ce qu’elle a été, ce qu’elle est, et ce qu’elle sera si nous nous mobilisons tous.



Un peu d’histoire :



Notre déléguée départementale, Marie-Claude Bakkal-Lagarde, s’est rendue sur place un peu avant le Conseil Municipal qui devait statuer sur notre proposition de convention. Voici ce qui était envisagé par la commune :



« Monsieur le Maire nous a énuméré les options envisagées pour l’avenir de cet édifice :



1/ Raser l’ensemble et poser la cloche sur un monument bas avec quelques blocs autour



2 / Raser partiellement, supprimer le bâtiment à l’ouest « garage du corbillard » et déposer le clocher qui nécessite une sécurisation.



3 / Supprimer la sacristie sur le côté nord



4 / Restaurer l’ensemble des volumes actuels et les adapter au projet envisagé.



5 / Vendre le bien (mais dans ce cas, la mairie n’aurait plus la maitrise du lieu, elle n’envisage pas cette solution). »



C’est donc la quatrième option qui a été retenue suite à notre proposition — la conservation/restauration et la réaffectation des volumes existants. La mairie constate qu’elle dispose déjà l’usage d’une médiathèque, d’une salle polyvalente et de salles variées.



Après réflexion, le projet d’usage qui se dégage prévoit trois fonctions, possiblement complémentaires. L’espace aménagé devra aussi prendre en considération les obligations légales de sécurité en vigueur (électricité à refaire, pas de point d’eau), accessibilité (loi de 2015).



Fonctions :



  • Un lieu de mémoire : avec un espace sur l’histoire du lieu, des photographies, etc.

  • Une halte : pour les randonneurs, un lieu de départ d’arrivée, de repos ou pour manger à l’abri ou à l’ombre (tables, bancs), cette salle pourrait aussi être complémentaire de la salle polyvalente lors de cérémonies diverses.

  • Le marché des producteurs : une fois par mois, la place accueille le marché des producteurs locaux. Si certains disposent de camions et restent sur la place, d’autres ont besoin de s’abriter dans un lieu aménagé ou aménageable à cet effet.


Nous allons donc travailler afin de proposer un projet de restauration répondant aux attente de la commune.




Quoi qu’il en soit, même si la chapelle est désacralisée depuis les années 80, il est important, symboliquement, qu’elle reste un lieu d’accueil et de rassemblement.



En attendant cette renaissance, il va falloir beaucoup de travail et, bien évidemment, espérer la mobilisation de chacun pour financer une partie des restaurations. Car même si nous allons faire appel aux entreprises pour des dons de matériaux, à des chantiers bénévoles pour le second œuvre, il faudra tout de même payer certains artisans pour le gros œuvre, surtout si nous envisageons la dépose de la charpente pour faciliter la consolidation du bâti.



L’estimation basse du prix des travaux pour le gros œuvre est de 45 000 euros et 70 000 pour l’estimation haute.




Nous faisons donc appel à tous les amoureux du patrimoine pour nous accompagner dans ce projet de sauvegarde. Une cagnotte dédiée vient d’être créée afin que chacun puisse participer à hauteur de ses moyens. Bien évidemment, les dons sont déductibles des impôts.




Nous ne vous proposons pas de devenir « copropriétaire » de l’édifice, ni de gagner votre poids en fromage de chèvre. Non, nous vous proposons seulement d’offrir à un témoin de notre histoire la chance de survivre aux pelleteuses.





Pour accéder l’étude et en savoir plus sur les travaux à réaliser, voici le document PDF ICI.



« Le patrimoine ne peut pas lutter, ensemble nous pouvons. »

  • Photo du rédacteur: Alexandra Sobczak
    Alexandra Sobczak
  • 13 déc. 2021

Le feuilleton aura duré plus d’un an, mais les Rouennais ont tranché. Ils ont été 68% à voter pour le retour de l’Empereur sur la place de l’Hôtel de Ville, n’en déplaise au maire iconoclaste, Nicolas Mayer-Rossignol, pour qui, aujourd’hui, c’est Waterloo.





Même si la tendance est désormais de vouloir bannir tous les témoins de notre histoire de la place publique, ce ne sera pas le cas de cette statue. Afin de calmer les esprits, il a été proposé de réaliser une pancarte explicative, afin de remettre les choses dans leur contexte historique.



Rassurez-vous, le maire et son équipe ont déjà de nouvelles préoccupations, comme le dilemme cruel de savoir où installer le futur hôtel à insectes.



Moralité : « Qui cherche la petite bête, finit par se faire piquer ».



Bravo et merci à tous les rouennais qui ont empêché de rayer de la carte un pan du patrimoine de LEUR ville.




Plus de détails dans l’article de France Bleu Normandie ICI.



Napoléon devrait retrouver le parvis de l'hôtel de ville de Rouen. La mairie a rendu publics ce lundi les résultats de la consultation citoyenne lancée, entre autres, sur la question de cette statue, mais aussi plus généralement sur la représentation des femmes dans l'espace public. 4.080 réponses ont été enregistrées par les services de la ville, mais seules 3.502 ont été retenues. Seuls les Rouennais avaient en effet le droit de participer à la consultation, sur présentation d'un justificatif de domicile.



Le résultat est sans appel : 68% des participants souhaitent le retour de la statue sur la place. Rappelons qu'elle a été retirée pour rénovation à l'été 2020, la mairie investit 200.000 euros pour ce chantier. A noter que près de deux votants sur trois demandent également l'installation d'un panneau avec la statue, permettant de la replacer dans son contexte historique et politique.



Autre enseignement de cette consultation, 65 % des votants souhaitent que la représentation des femmes soit renforcée pour la dénomination des rues et des espaces publics.



"La Mairie suivra naturellement ces orientations, comme elle s’y était engagée", précise la collectivité dans son communiqué.

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