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On pourrait en rire, mais cela fera sans doute pleurer bien des habitants des territoires qui vont apprendre que leur patrimoine est quantité négligeable et qu’il faut avant tout financer les « Grands Opérateurs Parisiens ». Pourtant, nous savons tous que, comme le dit le grand philosophe Michel Sardou, « c’est en France qu’il y a Paris, mais la France c’est aussi un pays ».



J’ai lâché, quelques minutes, mon action pour la sauvegarde de la chapelle Saint-Joseph qui, sans doute, à la plus grande joie des hautes sphères parisiennes ou tout au moins dans la plus grande indifférence, va être réduite en poussière dans quelques semaines, et ce afin de partager mes inquiétudes quant à l’avenir du patrimoine des territoires. Si je me suis accordée un « entracte », c’est parce que j’ai failli « tomber de ma chaise » en entendant Madame Bachelot lors de sa dernière audition devant la commission culture du Sénat.



Même si ladite commission est sourde et muette quant à l’affaire de la chapelle Saint-Joseph, je tiens à saluer les propos de la sénatrice Sonia de La Provôté qui, elle, ose s’inquiéter de l’avenir du patrimoine non protégé, suite aux propos tenus par Madame la ministre qui, en substance, nous explique qu’il est tout à fait normal de financer en majorité les grands opérateurs de la culture parisiens, car ils sont « La France », et que, s’ils ne sont pas soutenus prioritairement, cela coûtera bien plus cher.



Ça, nous le savons. D’ailleurs, il suffit de voir dans quel état se trouve le Palais Garnier pour comprendre qu’il y a urgence. Il était vraiment temps que l’on s’occupe de lui, car depuis l’ébauche d’un vague projet de restauration initié par Françoise Nyssen, il ne s’était pas passé grand-chose pour ce fleuron du patrimoine national et nous applaudissons cette mesure d’urgence. Mais de là à nous expliquer que Le Palais Garnier ne se trouve pas à Montauban pour justifier le peu d’intérêt pour les territoires, c’est un peu fort.



Voici les propos de madame la Ministre suivis de ceux de madame Sonia de la Provôté.



Madame Roselyne Bachelot :



« Il me tient à cœur de revenir sur une sorte de débat récurrent qui oppose les financements engagés sur les grands opérateurs et les territoires.


Je ne vois pas comment justifier cette opposition. Les grands opérateurs sont la marque de notre pays, reflets de notre histoire. Il est vrai que l’Opéra de Paris n’est pas à Montauban et le Louvre pas à Lengelsheim. Situés dans la capitale, ces grands opérateurs doivent être entretenus, valorisés, ils sont des produits d’appel considérables. Espérons que lorsque le tourisme aura repris, ils seront en bon état. Pour autant, ils ont un rôle d’animation des territoires colossal, avec, par exemple, le prêt d’œuvres par le Louvre aux établissements territoriaux. Il faut sortir de ce débat stérile car, si on délaisse l’entretien du patrimoine et ne procède pas aux grandes réparations, les états de déshérence consécutifs coûteront beaucoup plus cher in fine. Il y a un soutien significatif aux monuments historiques ne relevant pas de la responsabilité de l’État. Je voudrais là aussi sortir de l’idée reçue suivante : l’État croulerait sous l’argent et les collectivités territoriales seraient en difficulté. Pardon, tout le monde est à la peine dans ce domaine. Chacun fait un effort et essaie de gérer le mieux possible ses responsabilités. Le soutien de l’État à des opérations qui ne sont pas de sa responsabilité dans le cadre de la loi de décentralisation est massif. D’ailleurs, les collectivités territoriales nous accompagnent aussi dans un certain nombre d’opérations qui sont de notre ressort. Il faut parler de concertation dans une situation difficile. Plus de 170 millions d’euros ont été prévus pour les monuments historiques non-État, soit 70 % des crédits monuments historiques déconcentrés. Un effet de levier considérable est engendré qui multiplierait au moins par deux voire par trois les fonds. Dans le plan de relance, 40 millions d’euros en faveur des monuments historiques non-État pourraient générer 120 millions d’euros de travaux. J’espère qu’on les dépensera, ce qui n’est pas gagné car ces subventions ont souvent du mal à être consommées et engager des travaux pour un propriétaire privé ou une collectivité territoriale reste difficile à entreprendre, même avec un niveau de subvention important. Nous le suivrons ensemble. »



Mme Sonia de la Provôté :



« Merci, madame la ministre, de ce temps passé et de la qualité de vos réponses. Concernant le patrimoine, je veux rebondir sur ce que vous venez de dire. Pour les opérateurs de l’État, il s’agit d’un rebasage ou d’une sécurisation des budgets avec une vraie volonté de maintenir ou accompagner le mieux possible. Globalement, de l’avis de tous sur le terrain, ce sont plutôt les gros chantiers avec de gros budgets qui vont être accompagnés dans le plan de relance, car les petits chantiers sont plus difficilement identifiables. Ils ont cet avantage pourtant d’être diffus sur tout le territoire et surtout de concerner des entreprises locales. Cette remarque faite, pourrait-on imaginer, dans le cadre d’une loi de finances rectificative pour 2021, qu’une partie des crédits finance ce type de petites opérations de restauration et d’entretien tant elles sont nécessaires pour le patrimoine dans les territoires ? Sur le fonds incitatif à destination des petites communes rurales, je souhaiterais une plus grande transparence sur l’usage des crédits, car j’ai le sentiment que certaines régions accompagnent mieux que d’autres et comme le montant des crédits reste modeste, très peu de chantiers sont accompagnés au final. Les pertes de recettes de mécénat vont avoir un impact important sur le secteur des patrimoines. Beaucoup de mécènes se réorientent vers d’autres priorités que le patrimoine et la culture. Nous devons anticiper une diminution au cours des deux prochaines années au moins. Est-ce que votre ministère a prévu des dispositions particulières pour favoriser le mécénat ou le flécher - plus particulièrement vers le patrimoine ? S’il fait défaut, beaucoup de monuments, petits et grands, vont en souffrir. Je veux redire que l’assistance à maîtrise d’ouvrage qui n’est plus exercée par l’État est identifiée, par tous les acteurs, comme une des sources principales des difficultés pour mobiliser les crédits. En effet, les chantiers sont complexes, et le maire d’une petite commune ne peut pas trouver les moyens de mener à bien son projet. Le ministère de la culture est attendu à ce sujet. Je souhaite enfin réagir : je m’attendais à ce que le patrimoine non protégé ou vernaculaire, qui constitue une grande part du patrimoine de la France et de son identité, soit davantage pris en considération après le Loto du patrimoine. L’État ne devrait-il pas créer un fonds dédié, aider à son recensement et à sa restauration par le biais de programmations annuelles ? La feuille est mince entre le classement et le non-classement et, quelquefois, on ne classe pas pour ne pas avoir les contraintes du classement. »




Pour revenir aux propos ultra-jacobins de madame la Ministre, qui s’agace de l’opposition entre les grands opérateurs (parisiens) et les territoires, elle nous dit clairement que si l’on n’entretient pas le patrimoine, les coûts de restauration sont bien plus élevés quand les interventions se font attendre. Ah bon ? Parce que c’est différent pour la petite église de la creuse ou le petit musée du Lot-et-Garonne ?



Non, c’est pareil : alors pourquoi ce patrimoine des territoires ne mériterait-il pas un peu plus d’attention ?



Comme j’aime bien les métaphores, je vais aller plus loin. En fait, les préconisations de notre ministre de la culture sont les suivantes :



Imaginons qu’il y ait un énorme tremblement de terre avec des milliers de victimes gravement blessées ou sur le point de mourir. Que, parmi ces victimes, se trouvent Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Isabelle Adjani et Jean Dujardin, trouveriez-vous juste de ne sauver qu’eux parce qu’ils sont « la France » et laisser mourir tous les anonymes ?



Et bien c’est pourtant ce que sous-entend madame la Ministre.



En fait, par ses propos notre Ministre ne fait qu’opposer une fois encore Paris et la province, ce qui est, en ces temps perturbés, une erreur fondamentale de communication.



Si je suis bien d’accord avec elle sur un point, c’est sur cette perpétuelle opposition. Paris est une ville merveilleuse avec un patrimoine exceptionnel pour lequel il faut impérativement trouver des solutions, mais en aucun cas au détriment et au mépris des territoires. Les millions de touristes qui, jusqu’à la crise de la Covid-19, venaient visiter « La France », ne viennent pas qu’à Paris.



Quant à l’argument « le Louvre prête des œuvres à certains opérateurs des territoires », il est nul et non avenu, car la Joconde ne se retrouvera jamais dans un petit musée de province. C’est bien connu, on ne prête qu’aux riches.



Enfin, la restauration des « grands édifices parisiens » sous-entend que ce sont, dans la majorité de cas, de grandes entreprises de restauration du patrimoine qui interviennent. Dison juste que restaurer un plus grand nombre de patrimoines vernaculaires des territoires permettrait à des milliers de petits artisans locaux, bien souvent à l’agonie, de vivre décemment en exerçant leur art.



Cela dit, ne noircissons pas un tableau déjà bien sombre et reconnaissons que c’est déjà une bonne chose que nos « grands édifices » jouissent d’aides importantes. En effet, si Notre-Dame avait bénéficié de la grande campagne de restauration qu’elle attendait depuis des années, elle n’aurait sans doute pas brûlé.



Enfin, espérons qu’un jour un grand plan « patrimoine vernaculaire » naîtra dans la tête d’un Ministre de la culture vraiment issu des territoires.


Madame Bachelot, étant native de la Nièvre, je pensais qu’elle aurait un regard bienveillant concernant la province, mais je me suis trompée. Néanmoins, son mandat n’est pas terminé et elle peut encore nous surprendre. Elle a, certes, déjà « jeté le bébé », mais pas encore « l’eau du bain ».



Alexandra Sobczak-Romanski

Nous publions aujourd’hui le très bon article de l’hebdomadaire La Vie qui résume parfaitement le combat que nous menons pour sauver la chapelle Saint-Joseph depuis le 20 mai 2020.



Au sujet de contre-projet que Junia conteste dans cet article, au moment où nous l’avons produit, les informations dont nous disposions indiquaient qu’un projet de serre était envisagé en lieu et place de la chapelle. C’est pour cette raison que nous l’avions orienté vers une telle option. Nous savons pertinemment que, quelle que soit l’idée développée pour donner un avenir à l’édifice, elle sera contestée, mais nous savons tous qu’avec un minimum de volonté la chapelle pourrait être réhabilitée au sein même d’un projet résolument tourné vers l’avenir.



Encore une fois, n’oublions pas les mots de Victor Hugo : « L’avenir est une porte, le passé en est la clé ».



Malgré les maigres chances que nous avons de remporter cette bataille contre le déni de patrimoine, le combat continu.



Pour tous ceux qui se passionnent pour le patrimoine religieux, Mathieu Lours est une référence. Alors si certains méprisent l’action populaire d’Urgences Patrimoine pour sauver la chapelle Saint-Joseph de la démolition, nous espérons que ce précieux soutien leur ouvrira les yeux et qu’en haut lieu on comprendra enfin qu’une réhabilitation de l’édifice est possible, même dans un projet résolument tourné vers l’avenir.



Nous remercions Monsieur Mathieu Lours pour cette belle plaidoirie en faveur de la sauvegarde de la chapelle Saint-Joseph.



Mathieu Lours


Paris-Cergy Université


33, Bd du Port


95 011, Cergy-Pontoise Cedex



Cergy, le 20 novembre 2020



Le refus du classement de la chapelle Saint-Joseph de Lille est une nouvelle qui attriste tous les défenseurs du patrimoine. En tant qu’enseignant en histoire de l’architecture, la perspective de la démolition de l’édifice m’attriste et m’interroge. Elle m’attriste, car, une nouvelle fois, le patrimoine du XIXe siècle, tout particulièrement religieux, peine à faire admettre ses qualités et son rôle caractéristique dans les paysages urbains et ruraux. Elle montre également la manière dont une institution catholique, puisqu’il s’agit d’un édifice propriété d’une université catholique, promeut la démolition et l’effacement d’un élément de son patrimoine qui manifeste clairement son identité.



Cette démolition m’interroge également. La réalisation du nouveau campus s’accompagnera en effet d’une restauration du Palais Rameau, dont l’un des deux architectes est Auguste Mourcou, également auteur de la chapelle. L’édifice a été classé en 2002. Comment admettre que, s’agissant de deux édifices voisins réalisés par le même architecte, on en classe et réhabilite l’un et qu’on refuse le classement et voue à la pelleteuse le second ? D’autant que la chapelle est dans un bon état de conservation. Je m’interroge également sur le fait que, dans de nombreux autres projets contemporains, on conserve et on réhabilite des édifices aussi marquants que la chapelle Saint-Joseph. Voire, on les considère comme des chances et des opportunités ! Si vraiment l’université catholique de Lille ne souhaite plus disposer de lieu de culte, un tel volume pourrait trouver un nouvel usage digne, au service de l’enseignement et de la culture.



La démolition de Saint-Joseph de Lille est aussi un signal inquiétant pour le patrimoine du XIXe siècle dans la région des Hauts-de-France. La région a été marquée, en 2013, par la démolition d’une de ses plus belles églises néogothiques, Saint-Joseph d’Abbeville, et d’autres édifices construits à la même époque connaissent des fermetures ou des dégradations importantes. Le classement de la chapelle lilloise aurait pu permettre à l’État d’impulser une dynamique nouvelle, de porter un nouveau regard sur cet ensemble patrimonial témoin d’une époque-clef dans la constitution de l’identité de la région. La décision de surseoir à la démolition en l’attente de décision de classement, était un signe important, dont je remercie M. Franck Riester. Il semble aujourd’hui plus difficile aux défenseurs du patrimoine de trouver une oreille attentive à leurs alertes au sein du ministère. Plus que jamais, la réactivation du comité du patrimoine cultuel, laissé en sommeil depuis des années, pourrait permettre de disposer d’un lieu de réflexion qui évite ces cas par cas et ces à-coups.



Dans l’immédiat, je soutiens vivement toutes les actions de mobilisation qui pourraient être menées, dans le cadre d’un dialogue constructif entre tous les acteurs, afin de tenter de sauver la chapelle Saint-Joseph de Lille et de lui donner un destin à la mesure de la place qu’elle occupe dans le paysage et la mémoire de la métropole.



Mathieu Lours



Et pour ceux qui auraient des doutes quant à la légitimité du contenu de ce courrier, voici le CV de l’auteur.



TITRES ET DIPLOMES



2020 (en cours) : Habilitation à diriger les recherches. Sous la direction de M. Jean-Michel Leniaud. École pratique des hautes études. Titre de l’essai : Le sacré par l’antique. L’architecture religieuse en France de 1755 à 1801. • 2006 : Thèse de doctorat d’Histoire, Université Paris I, sous la direction de Mme Nicole Lemaître : Les cathédrales de France du Concile de Trente à la Révolution : mutations d’un espace sacré. Mention très honorable avec félicitations à l’unanimité des membres du jury. • 1997 : DEA d’histoire moderne, Université Paris I, sous la direction de Mme Nicole Lemaître : Sixte Quint et la Ligue. Un pape et une révolution. Mention très bien. • 1997 : Concours de l’École Nationale du Patrimoine, Admis au concours du CNFPT. • 1996 : Agrégation d’Histoire, 11e admis • 1995 : Maîtrise d’histoire moderne, Université Paris I, sous la direction de Mme Nicole Lemaître : L’éclaircissement des églises parisiennes an XVIIIe siècle. Gestion et spiritualité. Mention très bien. • 1991-1994 : Classes préparatoires littéraires classiques, lycée Fénelon. • 1991 : baccalauréat série A2, mention très bien. ENSEIGNEMENTS • 2011-2019 : Professeur en classe préparatoire aux grandes écoles de Lettres supérieures en histoire et théorie des arts, lycée Léon Blum, Créteil. • 2019 : Chargé d’enseignement en histoire de l’architecture. Cours de préparation au concours de l’INP, institut Michelet. • 2003-2019 : Chargé d’enseignement à l’Université de Cergy Pontoise. Enseignements en 2018-2019 : - Cours magistral de L1 : Histoire des religions - Cours magistral de L3 : Histoire de l’architecture • Cours magistral de L3 : La France au XVIe siècle • 2016-2019 : Chargé d’enseignement au Centre international du Vitrail à Chartres. Histoire de l’architecture religieuse aux XVIIe et XVIIIe siècles. • 2000 – 2002 : Allocataire moniteur à l’Université Paris I. TD de L1 « Histoire de la Révolution française » (cours : M. Zylberberg) et TD de L3 : « La réforme catholique en France, Espagne et Italie » (cours Nicole Lemaître) • 1996 – 2000 et 2003 - 2011 : Professeur agrégé d’histoire dans l’académie de Versailles : collège Martin-Luther King de Villiers-le-Bel (1997-2000 et 2002 – 2006), lycée Louis Armand à Eaubonne (2006 – 2011) JURYS DE CONCOURS : 2013-2017 : Membre du jury de l’agrégation externe d’histoire.



PUBLICATIONS ET COLLOQUES



Éditions de sources • Les plans d’archives de la série G9 des archives nationales. Publication en partenariat avec la section ancienne des archives nationales, travail en cours, publication prévue en 2014 Ouvrages Synthèses : • Églises de Paris du Grand siècle aux Lumières (dir.), Paris, Picard, 2016. • Architectures sacrées. Paris, Citadelles et Mazenod, 2016. • Cathédrales d’Europe. Coécrit avec Alain Erlande-Brandenburg. Paris, Éditions Citadelles et Mazenod, 2011. • L’autre temps des cathédrales. Concile de Trente-Révolution française. (édition de thèse) Paris, Picard, 2010. • Dictionnaire des cathédrales de France. Éditions Jean-Paul Gisserot, Paris, décembre 2008. • Églises du Val d’Oise, Pays de France et Vallée de Montmorency, (dir.), Gonesse, SHAGPF. Monographies : • Saint-Eustache, direction de la partie consacrée à l’architecture de l’édifice, Strasbourg, La Nuée bleue, à paraître en 2019. • Saint-Sulpice de Paris, l’église du grand siècle, Paris, Picard, 2014 • Saint-Acceul d’Écouen et ses vitraux : une cage de verre en pays de France, Domont, STIP, 2004. • Saint-Martin de Mareil-en-France : Une œuvre originale de Nicolas de Saint-Michel, Gonesse, SHAGPF, 2004. • Saint-Martin de Cormeilles-en-Parisis. Aux racines du gothique, Gonesse, SHAGPF, 2004. • La citadella vescovile di San Leo, ricostruzione di uno spazio sacro. Urbino, 2001. Contributions Ouvrages et revues d’histoire de l’art et de l’architecture • « L’éloquence de l’architecture. Les églises parisiennes des XVIIe et XVIIIe siècles », in Arts sacrés, n°36, 2017, pp. 88-104. • « L’art, partie prenante du rite », in L’art et le sacré, sous la direction de Henri de Rohan-Csermak et Isabelle Saint-Martin, Poitiers, Canopée, 2017, pp. 37-59. • « Le décor du XVIIIe siècle, la primatiale à l’heure des Lumières » et « Les archevêques de Bourges du XVIe au XVIIIe siècle », in Bourges, coll. « La nuée bleue », Strasbourg, 2017, pp. 139-149 et 354-358. • « Les travaux et embellissements du chœur », in Vendée, Luçon, coll. « La grâce d’une cathédrale », Strasbourg, La nuée bleue, 2017, pp. 70-76. • « Mémoires de verre. Les vitraux commandés par la famille de Montmorency dans les églises de son domaine au XVIe siècle », in Art Sacré, n°32 (« Faire Mémoire, les arts sacrés à l’épreuve du temps »), 2016, pp. 181-195. • « Les subtils aménagements des XVIIe et XVIIIe siècles », in Albi, joyau du Languedoc, coll. « La grâce d’une cathédrale », Strasbourg, La nuée bleue, 2015, pp. 107-112. • « Renaître de ses cendres », in Art sacré, n°31 (« Reconstruire, restaurer, renouveler, la reconstruction des églises après les conflits religieux en France et en Europe »), 2014, pp. 7-17. • « Le chœur de Saint-Sulpice : un espace éloquent », in Bulletin de la société historique du VIe arrondissement de Paris, nouvelle série n°27, Paris, 2014, pp. 121-138 • « « Antique église et catholicisme rénové. L’architecture néoclassique comme aboutissement de la Réforme catholique. Églises paroissiales urbaines et rurales du diocèse de Paris, 1750-1793 », in Art sacré, n°30, 2014, pp. 175-193. • « Foi et Lumières. L’architecture religieuse de Jacques-Germain Soufflot », in Arts sacrés, n°25, 2013, pp. 8-16. • « Les cathédrales du Languedoc. Ruptures et continuités. Moyen-Âge – Temps modernes », in Les voies de la création, (sous la direction de Laure Lévêque), Paris, l’Harmattan, 2013, pp. 129-145. • « Le chœur tridentin », in Chartres, coll. « La grâce d’une cathédrale », Strasbourg, La nuée bleue, 2013, pp. 362-372. • « Les temples de Napoléon. De la Réforme catholique à la Réforme protestante », in Arts Sacrés, n°21, 2013, pp. 56-63. • « Le chœur entre continuités et ruptures », in Rouen, primatiale de Normandie, coll. « La grâce d’une cathédrale », Strasbourg, La nuée bleue, 2012, pp. 95-105. • « L’architecture religieuse après le Concile de Trente » in Histoire générale du Christianisme, Paris, PUF, coll. Quadrige. ss. dir. Jean-Robert Armogathe, 2010. • « Porte ou barricade ? Le jubé des cathédrales à l’épreuve de la modernité. (XVIIe et XVIIIe siècles) », In Art sacré, n°28, 2010, pp. 161-179. • « La cathédrale à l’épreuve de la modernité », in La cathédrale de Reims, ouvrage dirigé par Patrick Demouy, éditions « La Nuée Bleue », 2010. • « Avant-propos », co-écrit avec Alain Erlande-Brandenburg, in Strasbourg, coll. « La grâce d’une cathédrale », Strasbourg, La nuée bleue, 2007, pp. 13-25. • « Comprendre la cathédrale médiévale : un révélateur de l’identité gallicane aux XVIIe et XVIIIe siècles », in Materiam superabat opus. Hommage à Alain ErlandeBrandenburg, Paris, RMN, École nationale des chartes, 2006, pp. 175-185. • « Architecture XVIe-XIXe siècles » in Historiographie de l’histoire de l’art religieux en France à l’époque moderne et contemporaine, Bibliothèque de l’École des hautes études, Sciences religieuses n°127, Turnhout, Brepols, 2005, pp. 13-19. • « Un tesoro disperso. Gli arredi delle chiese leontine nel periodo pot-tridentino » in Studi montefeltrani, n°25, San Leo, 2004, pp. 79-109. • « Le reflet du temps et le sens des images : iconographie des vitraux commandés par la famille de Montmorency », « Les vitraux de Saint-Acceul d’Écouen », in Les Montmorency et l’art du vitrail, Musée nationale de la Renaissance / Éditions du Valhermeil, 2003. • « Les aménagements liturgiques entre le concile de Trente et la Révolution », in XX siècles en cathédrales, catalogue de l’exposition de la CNMHS à Reims, ss. dir. Catherine Arminjon et Denis Lavalle, Paris, 2001. Actes de Colloques • « Une géographie des sanctuaires : pour une typologie des chœurs de cathédrales au sortir du Moyen-Âge » in Les langages du culte aux XVIIe et XVIIIe siècle. Astes du colloque ANR Musefrem, Le Puy-en-Velay, 2013, (à paraître en 2019). • « Pour ou contre le chœur à la romaine ? Polémiques autour des espaces sacrés », in Réalités et fictions de la musique religieuse à l’époque moderne, Sous la direction de Sophie Hache et Thierry Favier, Rennes, PUR, 2018, actes du colloque de Poitiers (Universités de Poitiers et Lille III, ANR Musefren) de 2013, pp. 205-217. • « Considérations sur les aménagements de la cathédrale de Reims au XVIIIe siècle », in La cathédrale de Reims, actes du colloque organisé en 2011 par l’Université de Reims-Champagne-Ardennes, pp. 409-417, Paris, PUPS, 2017. • « La cathédrale de Sens au XVIIIe siècle. Les fastes du gallicanisme au siècle des Lumières », in Saint-Étienne de Sens, la première cathédrale gothique dans son contexte, actes du colloques de Sens en 2014, Sens, Société archéologique de Sens, 2017, pp. 397-413. • « L’église néoclassique : une écriture architecturale du sublime ? France, seconde moitié du XVIIIe siècle », in A la croisée des arts, Actes du colloque de Poitiers de 2012 (Université de Poitiers, Université Lille III, ANR Musefren), sous la direction de Sophie Hache et Thierry Favier, Paris, Classiques Garnier, 2015, pp. 221-235. • « Le chœur en bataille. Débats et polémiques sur le chœur à la romaine dans les cathédrales françaises au XVIIIe siècle », in La place du chœur, Actes du colloque organisé en 2007 par l’EPHE, Paris, Picard, 2012, pp. 227-237. • « Les corps saints dans les cathédrales après le concile de Trente », colloque international « cathédrales et pèlerinages » organisé par l’Université Paris X. Actes publiés dans la Bibliothèque de la revue d’Histoire ecclésiastique, Fascicule 92, Louvain, 2010, pp. 105-129. • « Liturgies et aménagements des chœurs : l’exemple des cathédrales françaises, XVIIe et XVIIIe siècles », in Décor et liturgie dans les églises de France au XVIIe siècle, actes du colloque organisé par les Archives départementales d’Eure-et-Loir en 2009, Chartres, 2010, pp. 17-42. • « Clergé paroissial et commande artistique en Pays de France du XVIe au XVIIIe siècle : un espace rural sous influence ? », in Pasteurs des âmes, passeur des arts. Les prêtres et la production artistique dans les provinces françaises, XVIe-XXe siècle, Toulouse, Méridiennes, 2009. Actes du colloque organisé en 2008 par le CNRS et l’Université de Toulouse-le Mirail, sous la direction de Sophie Duhem et Marc Salvan-Guillotin, pp. 59-77. • « Un problème insoluble : l’entretien des « vitres peintes » dans les églises parisiennes au XVIIIe siècle », in « Verre et fenêtre de l’antiquité à nos jours », Les cahiers de Verre et histoire, n°1, 2009. Actes du colloque de Verre et histoire, château de Versailles, 2005. • « L’espace rêvé des liturgistes gallicans », colloque organisé par le C.I.H.E.C « Liturgie et pratiques cultuelles dans les Églises chrétiennes des origines à nos jours », Paris, juillet 2007. (actes à paraître) • « L’autel médiéval entre Trente et Viollet-le-Duc : un débat exemplaire dans les cathédrales », in Hortus artium medievalium, Zagreb-Motovun, Actes du colloque de Motovun, 2004, pp. 251-255 • « L’istituzione provinciale e la ristrutturazione urbana di San Leo », in La provincia feretrana (secoli XIV-XIX), actes du colloque de San Leo / Montecerignone de 1999, San Leo, Studi Montefeltrani, Atti e convegni n°7, pp. 135-151.



DIVERS : • Organiste titulaire des orgues de l’église Saint-Acceul, Écouen. • Membre de la commission départementale de classement des objets d’art du Val d’Oise • Membre du conseil d’administration de la Société d’histoire de Montmorency • Membre du conseil scientifique de l’Observatoire du patrimoine religieux • Membre du conseil d’administration de l’association Rencontre avec le patrimoine religieux.




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