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Depuis le 7 novembre, date à laquelle nous avons appris que le ministère de la culture rejetait la demande de mise sous protection d’urgence de la chapelle Saint-Joseph, nous n’avons eu de cesse que de nous mobiliser pour la sauvegarde de cet édifice, comme nous l’avions fait au printemps, ce qui nous avait conduit à la suspension de la démolition par le ministre de l’époque Franck Riester, dont nous saluons encore la décision.



Hélas, autres temps autres mœurs, la chapelle n’a pas l’air du goût de notre nouvelle ministre, alors que nous misions beaucoup d’espoirs sur sa nomination. Est-ce sa proximité avec madame la maire de Lille, qui a signé le permis de démolir qui lui a fait prendre la décision de refuser le classement, ou est-ce vraiment parce que l’édifice ne mérite pas d’être sauvé ? Nous ne le saurons jamais.



Ce que nous savons en revanche c’est que le demandeur du permis a tout fait dans les règles de l’art, ou presque et que nous n’avons rien à lui reprocher, à part cette obsession à vouloir faire disparaître la petite sœur du Palais Rameau, née du même architecte que ce dernier et qui lui faisait parfaitement écho.



Ce qui nous pose problème, ce sont les préconisations de l’Architecte des Bâtiments de France qui, comme la chapelle est dans un périmètre protégé, devait délivrer un avis conforme pour valider le permis de démolir.



À l’époque où le projet avait été à peine suggéré, des voix s’étaient élevées au sein même de la Direction Régionale des Affaires Culturelles contre la démolition de la chapelle, mais lors de l’instruction du dossier, la personne qui en a eu la charge s’est orientée vers un avis bien différent, condamnant ainsi l’édifice.



Si les préconisations étaient fondées et surtout argumentées, nous ne serions sans doute pas en train de mener ce combat.



Or, sacrifier le patrimoine sans motif avéré nous semble inconcevable.



Voici les préconisations. Nous avons volontairement masqué le nom de l’ABF et celui du demandeur :


En premier lieu, nous pouvons observer les regrets de l’ABF quand à la démolition de l’édifice. Cela ne l’empêche pas d’argumenter sa décision avec la sempiternelle « excuse » des désordres de structure. Or, aucune étude n’a été réalisée qui attesterait de ces désordres structurels et les nombreux professionnels du patrimoine, Étienne Poncelet en tête, n’ont constaté aucun désordre irréversible. Certes, les sols ont besoin d’une reprise, mais la chapelle Saint-Joseph tient bien debout. Quant aux flaques d’eau que l’on voit sur certaines photographies, elles sont dues au fait qu’une fenêtre de toit n’a jamais été fermée depuis des années.



Certes pour s’assurer un bel avenir, il faudrait faire des travaux mais comme pour n’importe quel édifice qui n’a pas été entretenu depuis plus de 20 ans.



Donc, les avis des experts sont unanimes : l’argument des désordres n’est pas recevable, comme le confirme ce communiqué d’Étienne Poncelet.



Sa désaffectation ? C’est bien parce que l’édifice est désaffecté qu’il est aisé de l’inclure dans l’ensemble du projet.



Les besoins liés à l’évolution de l’enseignement ? Ah bon, parce qu’au Palais Rameau il n’y a pas de travaux d’aménagement pour les besoins liés à l’enseignement ?



De toutes les façons, « qui veut tuer son chien l’accuse de la rage », c’est bien connu. Donc, avec ou sans argument, le but étant de donner sa bénédiction pour la démolition, pourquoi l’ABF aurait-elle fait des efforts de rédaction ? La seule question que nous nous posons aujourd’hui est : à quand un contrôle poussé des services de la culture lorsqu’il s’agit de délivrer un avis favorable à un projet de démolition dans un périmètre protégé ? Pas pour notre pauvre chapelle Saint-Joseph en tout cas. Nous espérons que lorsque tous ceux qui ont besoin d’un avis favorable pour repeindre leurs volets auront à faire à un ABF aussi peu regardant.



Quant aux autres préconisations :



- Vitraux démontés en conservation : d’accord, mais pour les mettre où, en faire quoi ?



Nous savons que celui représentant le Christ derrière le Maître Autel sera intégré dans la chapelle du campus (théoriquement), mais quant aux autres ?



S’il s’agit juste de les déposer pour les entreposer quelque part et pour les « oublier », autant les détruire car cela reviendra au même. Reste l’espoir d’une vente, car pour récupérer quelques écus sonnants et trébuchants, la Catho est championne du monde.



D’ailleurs, si dans le programme universitaire il y a un module « à tous les coups l’on gagne », nous voulons bien suivre quelques cours. Nous ignorons combien l’orgue a été vendu à une association Autrichienne, mais en revanche nous savons qu’une paroisse voisine qui était dépourvue d’instrument s’était proposée pour le récupérer, mais elle ne devait pas être assez riche. Nous n’irons pas non plus sur le terrain glissant de L’Évangéliaire de Saint-Mihiel, ouvrage inestimable mis en vente par la Catho qui n’a pas pu sortir du territoire grâce à l’intervention de l’ancien ministre de la culture, qui l’a fait classer « bien national » le privant ainsi d’un éventuel acquéreur étranger.



À l’heure où nous écrivons ces lignes, nous ignorons si celui-ci a été vendu ou si les tractations sont toujours en cours.



-Certaines peintures : alors là nous en perdons notre latin car « certaines peintures », cela ne veut absolument rien dire. Combien y en a-t-il ? Où se trouvent-elles (pas dans la chapelle dans tous les cas). Qui en sont les auteurs ? Toutes nos questions resteront sans réponse et sans inventaire précis, de nombreuses œuvres seront sans doute perdues (peut-être pas pour tout le monde).




Enfin, dernière préconisation : la conservation du gymnase rue Colson qui « ne devra pas être touché par les interventions sur les bâtiments collatéraux.




Nous nous trompons peut-être sur ce point, mais après avoir interrogé certaines personnes qui connaissent bien les lieux, il semblerait que le gymnase fasse partie des bâtiments démolis comme l’indique ce plan.



Dans le projet, seul le théâtre est conservé comme Yncréa l’indique sur l’affichage public du permis de démolir.




Enfin, nous regretterons que l’ABF ne fasse pas mention des tapisseries, dont une partie était encore récemment installée dans la chapelle. Quant au bas-relief représentant la Cène, la stèle d’inauguration avec le nom des principaux donateurs et les éléments architecturaux des chapelles, ils serviront vraisemblablement de goûter aux pelleteuses.



Mais comme le dit si bien notre ministre de la culture, « on ne peut pas tout conserver ».



Résumons : à cause, ou grâce à cet avis de l’ABF (cela dépend si l’on est du côté du patrimoine ou des démolisseurs), la chapelle a été condamnée.



Dans plusieurs articles de presse, Yncréa se positionne en défenseur du patrimoine en argumentant que 25% de leurs investissements sont consacrés aux réhabilitations.


Nous voulons bien l’entendre, mais précisons tout de même qu’ils sont bien aidés, car si l’allusion est faite au Palais Rameau, n’oublions pas que celui-ci est classé Monument Historique et donc éligible aux subventions de l’État. La chapelle de la Catho, quant à elle, a la chance de bénéficier du soutien de grandes entreprises de la région, mais aussi de la générosité publique, puisqu’une souscription de la Fondation du Patrimoine avait été lancée parallèlement à l’appel aux dons initié par la Fondation de la Catho.



Nous avons un peu de mal à comprendre pourquoi les généreux donateurs ne se sont pas opposés à la démolition de la chapelle Saint-Joseph. En fait si, nous savons, car le discours récurrent de certains d’entre eux est  « qu’il faut savoir regarder vers l’avenir et que, Saint-Joseph, c’est du passé. »



Pourtant, quand nous nous rendons sur le site internet de l’Université Catholique au sujet de la chapelle qui est en cours de restauration voici l’argumentaire :



« Au coeur du campus de l’Université catholique de Lille, la chapelle rénovée sera un lieu d’inspiration et d’innovation ouvert à tous. En 1875, au coeur de la révolution industrielle, Philibert Vrau décide d’apporter une réponse innovante aux profonds bouleversements que connaît la jeunesse de son époque et devient, aux côtés d’autres entrepreneurs de la région, un acteur décisif de la fondation de l’Université catholique de Lille. En 2018, soit plus de 140 ans après sa fondation, c’est toujours en alliant tradition et innovation que la Catho accompagne les jeunes générations dans une ère de changements fulgurants et de défis multiples. Renforcer la place des démarches d’innovation constitue un axe majeur du nouveau mandat du Président-Recteur, notamment en offrant des espaces physiques et symboliques pour associer la société civile, les entreprises, les collectivités ou les acteurs du quartier à la formation des étudiants.



Lire le document dans son intégralité ICI.



Et la chapelle Saint-Joseph, elle ne pouvait pas être rénovée pour être un lieu d’inspiration et d’innovation ouvert à tous ? Allier tradition et innovation cela fonctionne pour l’une et pas pour l’autre ? En fait, c’est comme si, dans une famille avec deux enfants, on en tue un sous prétexte qu’on ne sait pas trop quoi faire du second. Oui, la comparaison est un peu extrême, mais nous ne sommes pas loin de la vérité. Car pour les habitants du quartier, la chapelle Saint-Joseph et le Palais Rameau faisaient partie de la même famille, celle de l’architecte Auguste Mourcou qui au moment de sa construction en 1886 ne se doutait pas que sa « famille » allait être endeuillée.




Enfin, si nous n’arrivons pas à sauver la chapelle, nous ne sauverons pas Urgences Patrimoine non plus, car il est évident qu’aucun mécène de la Catho ne deviendra mécène de ceux qui depuis des mois les empêchent de mener à bien ce grand projet.




Allez mesdames et messieurs, un peu de compassion. Non pas pour les défenseurs du patrimoine, mais bel et bien pour la chapelle Saint-Joseph que tout le monde pleurera le jour où elle tombera. Cela dit, le jour de la démolition, tous les médias nationaux seront présents et alors ce sera une belle page de publicité gratuite pour l’Université Catholique de Lille et pour tous ceux qui la soutiennent.



En attendant ce jour notre pétition rassemble plus de 11.000 signatures et si vous n’avez pas encore signé, c’est le moment de dire Non à la démolition de la chapelle Saint-Joseph.



N’oubliez pas qu’il est inutile de faire un don à la plateforme de pétition comme elle vous invite à le faire ICI.



En revanche, vous pouvez faire un don à Urgences Patrimoine pour couvrir les frais de notre recours en justice et soutenir notre action en faveur de la chapelle. D’avance merci  de cliquer ICI.


Nous publions aujourd’hui le très bon article de l’hebdomadaire La Vie qui résume parfaitement le combat que nous menons pour sauver la chapelle Saint-Joseph depuis le 20 mai 2020.



Au sujet de contre-projet que Junia conteste dans cet article, au moment où nous l’avons produit, les informations dont nous disposions indiquaient qu’un projet de serre était envisagé en lieu et place de la chapelle. C’est pour cette raison que nous l’avions orienté vers une telle option. Nous savons pertinemment que, quelle que soit l’idée développée pour donner un avenir à l’édifice, elle sera contestée, mais nous savons tous qu’avec un minimum de volonté la chapelle pourrait être réhabilitée au sein même d’un projet résolument tourné vers l’avenir.



Encore une fois, n’oublions pas les mots de Victor Hugo : « L’avenir est une porte, le passé en est la clé ».



Malgré les maigres chances que nous avons de remporter cette bataille contre le déni de patrimoine, le combat continu.



Pour tous ceux qui se passionnent pour le patrimoine religieux, Mathieu Lours est une référence. Alors si certains méprisent l’action populaire d’Urgences Patrimoine pour sauver la chapelle Saint-Joseph de la démolition, nous espérons que ce précieux soutien leur ouvrira les yeux et qu’en haut lieu on comprendra enfin qu’une réhabilitation de l’édifice est possible, même dans un projet résolument tourné vers l’avenir.



Nous remercions Monsieur Mathieu Lours pour cette belle plaidoirie en faveur de la sauvegarde de la chapelle Saint-Joseph.



Mathieu Lours


Paris-Cergy Université


33, Bd du Port


95 011, Cergy-Pontoise Cedex



Cergy, le 20 novembre 2020



Le refus du classement de la chapelle Saint-Joseph de Lille est une nouvelle qui attriste tous les défenseurs du patrimoine. En tant qu’enseignant en histoire de l’architecture, la perspective de la démolition de l’édifice m’attriste et m’interroge. Elle m’attriste, car, une nouvelle fois, le patrimoine du XIXe siècle, tout particulièrement religieux, peine à faire admettre ses qualités et son rôle caractéristique dans les paysages urbains et ruraux. Elle montre également la manière dont une institution catholique, puisqu’il s’agit d’un édifice propriété d’une université catholique, promeut la démolition et l’effacement d’un élément de son patrimoine qui manifeste clairement son identité.



Cette démolition m’interroge également. La réalisation du nouveau campus s’accompagnera en effet d’une restauration du Palais Rameau, dont l’un des deux architectes est Auguste Mourcou, également auteur de la chapelle. L’édifice a été classé en 2002. Comment admettre que, s’agissant de deux édifices voisins réalisés par le même architecte, on en classe et réhabilite l’un et qu’on refuse le classement et voue à la pelleteuse le second ? D’autant que la chapelle est dans un bon état de conservation. Je m’interroge également sur le fait que, dans de nombreux autres projets contemporains, on conserve et on réhabilite des édifices aussi marquants que la chapelle Saint-Joseph. Voire, on les considère comme des chances et des opportunités ! Si vraiment l’université catholique de Lille ne souhaite plus disposer de lieu de culte, un tel volume pourrait trouver un nouvel usage digne, au service de l’enseignement et de la culture.



La démolition de Saint-Joseph de Lille est aussi un signal inquiétant pour le patrimoine du XIXe siècle dans la région des Hauts-de-France. La région a été marquée, en 2013, par la démolition d’une de ses plus belles églises néogothiques, Saint-Joseph d’Abbeville, et d’autres édifices construits à la même époque connaissent des fermetures ou des dégradations importantes. Le classement de la chapelle lilloise aurait pu permettre à l’État d’impulser une dynamique nouvelle, de porter un nouveau regard sur cet ensemble patrimonial témoin d’une époque-clef dans la constitution de l’identité de la région. La décision de surseoir à la démolition en l’attente de décision de classement, était un signe important, dont je remercie M. Franck Riester. Il semble aujourd’hui plus difficile aux défenseurs du patrimoine de trouver une oreille attentive à leurs alertes au sein du ministère. Plus que jamais, la réactivation du comité du patrimoine cultuel, laissé en sommeil depuis des années, pourrait permettre de disposer d’un lieu de réflexion qui évite ces cas par cas et ces à-coups.



Dans l’immédiat, je soutiens vivement toutes les actions de mobilisation qui pourraient être menées, dans le cadre d’un dialogue constructif entre tous les acteurs, afin de tenter de sauver la chapelle Saint-Joseph de Lille et de lui donner un destin à la mesure de la place qu’elle occupe dans le paysage et la mémoire de la métropole.



Mathieu Lours



Et pour ceux qui auraient des doutes quant à la légitimité du contenu de ce courrier, voici le CV de l’auteur.



TITRES ET DIPLOMES



2020 (en cours) : Habilitation à diriger les recherches. Sous la direction de M. Jean-Michel Leniaud. École pratique des hautes études. Titre de l’essai : Le sacré par l’antique. L’architecture religieuse en France de 1755 à 1801. • 2006 : Thèse de doctorat d’Histoire, Université Paris I, sous la direction de Mme Nicole Lemaître : Les cathédrales de France du Concile de Trente à la Révolution : mutations d’un espace sacré. Mention très honorable avec félicitations à l’unanimité des membres du jury. • 1997 : DEA d’histoire moderne, Université Paris I, sous la direction de Mme Nicole Lemaître : Sixte Quint et la Ligue. Un pape et une révolution. Mention très bien. • 1997 : Concours de l’École Nationale du Patrimoine, Admis au concours du CNFPT. • 1996 : Agrégation d’Histoire, 11e admis • 1995 : Maîtrise d’histoire moderne, Université Paris I, sous la direction de Mme Nicole Lemaître : L’éclaircissement des églises parisiennes an XVIIIe siècle. Gestion et spiritualité. Mention très bien. • 1991-1994 : Classes préparatoires littéraires classiques, lycée Fénelon. • 1991 : baccalauréat série A2, mention très bien. ENSEIGNEMENTS • 2011-2019 : Professeur en classe préparatoire aux grandes écoles de Lettres supérieures en histoire et théorie des arts, lycée Léon Blum, Créteil. • 2019 : Chargé d’enseignement en histoire de l’architecture. Cours de préparation au concours de l’INP, institut Michelet. • 2003-2019 : Chargé d’enseignement à l’Université de Cergy Pontoise. Enseignements en 2018-2019 : - Cours magistral de L1 : Histoire des religions - Cours magistral de L3 : Histoire de l’architecture • Cours magistral de L3 : La France au XVIe siècle • 2016-2019 : Chargé d’enseignement au Centre international du Vitrail à Chartres. Histoire de l’architecture religieuse aux XVIIe et XVIIIe siècles. • 2000 – 2002 : Allocataire moniteur à l’Université Paris I. TD de L1 « Histoire de la Révolution française » (cours : M. Zylberberg) et TD de L3 : « La réforme catholique en France, Espagne et Italie » (cours Nicole Lemaître) • 1996 – 2000 et 2003 - 2011 : Professeur agrégé d’histoire dans l’académie de Versailles : collège Martin-Luther King de Villiers-le-Bel (1997-2000 et 2002 – 2006), lycée Louis Armand à Eaubonne (2006 – 2011) JURYS DE CONCOURS : 2013-2017 : Membre du jury de l’agrégation externe d’histoire.



PUBLICATIONS ET COLLOQUES



Éditions de sources • Les plans d’archives de la série G9 des archives nationales. Publication en partenariat avec la section ancienne des archives nationales, travail en cours, publication prévue en 2014 Ouvrages Synthèses : • Églises de Paris du Grand siècle aux Lumières (dir.), Paris, Picard, 2016. • Architectures sacrées. Paris, Citadelles et Mazenod, 2016. • Cathédrales d’Europe. Coécrit avec Alain Erlande-Brandenburg. Paris, Éditions Citadelles et Mazenod, 2011. • L’autre temps des cathédrales. Concile de Trente-Révolution française. (édition de thèse) Paris, Picard, 2010. • Dictionnaire des cathédrales de France. Éditions Jean-Paul Gisserot, Paris, décembre 2008. • Églises du Val d’Oise, Pays de France et Vallée de Montmorency, (dir.), Gonesse, SHAGPF. Monographies : • Saint-Eustache, direction de la partie consacrée à l’architecture de l’édifice, Strasbourg, La Nuée bleue, à paraître en 2019. • Saint-Sulpice de Paris, l’église du grand siècle, Paris, Picard, 2014 • Saint-Acceul d’Écouen et ses vitraux : une cage de verre en pays de France, Domont, STIP, 2004. • Saint-Martin de Mareil-en-France : Une œuvre originale de Nicolas de Saint-Michel, Gonesse, SHAGPF, 2004. • Saint-Martin de Cormeilles-en-Parisis. Aux racines du gothique, Gonesse, SHAGPF, 2004. • La citadella vescovile di San Leo, ricostruzione di uno spazio sacro. Urbino, 2001. Contributions Ouvrages et revues d’histoire de l’art et de l’architecture • « L’éloquence de l’architecture. Les églises parisiennes des XVIIe et XVIIIe siècles », in Arts sacrés, n°36, 2017, pp. 88-104. • « L’art, partie prenante du rite », in L’art et le sacré, sous la direction de Henri de Rohan-Csermak et Isabelle Saint-Martin, Poitiers, Canopée, 2017, pp. 37-59. • « Le décor du XVIIIe siècle, la primatiale à l’heure des Lumières » et « Les archevêques de Bourges du XVIe au XVIIIe siècle », in Bourges, coll. « La nuée bleue », Strasbourg, 2017, pp. 139-149 et 354-358. • « Les travaux et embellissements du chœur », in Vendée, Luçon, coll. « La grâce d’une cathédrale », Strasbourg, La nuée bleue, 2017, pp. 70-76. • « Mémoires de verre. Les vitraux commandés par la famille de Montmorency dans les églises de son domaine au XVIe siècle », in Art Sacré, n°32 (« Faire Mémoire, les arts sacrés à l’épreuve du temps »), 2016, pp. 181-195. • « Les subtils aménagements des XVIIe et XVIIIe siècles », in Albi, joyau du Languedoc, coll. « La grâce d’une cathédrale », Strasbourg, La nuée bleue, 2015, pp. 107-112. • « Renaître de ses cendres », in Art sacré, n°31 (« Reconstruire, restaurer, renouveler, la reconstruction des églises après les conflits religieux en France et en Europe »), 2014, pp. 7-17. • « Le chœur de Saint-Sulpice : un espace éloquent », in Bulletin de la société historique du VIe arrondissement de Paris, nouvelle série n°27, Paris, 2014, pp. 121-138 • « « Antique église et catholicisme rénové. L’architecture néoclassique comme aboutissement de la Réforme catholique. Églises paroissiales urbaines et rurales du diocèse de Paris, 1750-1793 », in Art sacré, n°30, 2014, pp. 175-193. • « Foi et Lumières. L’architecture religieuse de Jacques-Germain Soufflot », in Arts sacrés, n°25, 2013, pp. 8-16. • « Les cathédrales du Languedoc. Ruptures et continuités. Moyen-Âge – Temps modernes », in Les voies de la création, (sous la direction de Laure Lévêque), Paris, l’Harmattan, 2013, pp. 129-145. • « Le chœur tridentin », in Chartres, coll. « La grâce d’une cathédrale », Strasbourg, La nuée bleue, 2013, pp. 362-372. • « Les temples de Napoléon. De la Réforme catholique à la Réforme protestante », in Arts Sacrés, n°21, 2013, pp. 56-63. • « Le chœur entre continuités et ruptures », in Rouen, primatiale de Normandie, coll. « La grâce d’une cathédrale », Strasbourg, La nuée bleue, 2012, pp. 95-105. • « L’architecture religieuse après le Concile de Trente » in Histoire générale du Christianisme, Paris, PUF, coll. Quadrige. ss. dir. Jean-Robert Armogathe, 2010. • « Porte ou barricade ? Le jubé des cathédrales à l’épreuve de la modernité. (XVIIe et XVIIIe siècles) », In Art sacré, n°28, 2010, pp. 161-179. • « La cathédrale à l’épreuve de la modernité », in La cathédrale de Reims, ouvrage dirigé par Patrick Demouy, éditions « La Nuée Bleue », 2010. • « Avant-propos », co-écrit avec Alain Erlande-Brandenburg, in Strasbourg, coll. « La grâce d’une cathédrale », Strasbourg, La nuée bleue, 2007, pp. 13-25. • « Comprendre la cathédrale médiévale : un révélateur de l’identité gallicane aux XVIIe et XVIIIe siècles », in Materiam superabat opus. Hommage à Alain ErlandeBrandenburg, Paris, RMN, École nationale des chartes, 2006, pp. 175-185. • « Architecture XVIe-XIXe siècles » in Historiographie de l’histoire de l’art religieux en France à l’époque moderne et contemporaine, Bibliothèque de l’École des hautes études, Sciences religieuses n°127, Turnhout, Brepols, 2005, pp. 13-19. • « Un tesoro disperso. Gli arredi delle chiese leontine nel periodo pot-tridentino » in Studi montefeltrani, n°25, San Leo, 2004, pp. 79-109. • « Le reflet du temps et le sens des images : iconographie des vitraux commandés par la famille de Montmorency », « Les vitraux de Saint-Acceul d’Écouen », in Les Montmorency et l’art du vitrail, Musée nationale de la Renaissance / Éditions du Valhermeil, 2003. • « Les aménagements liturgiques entre le concile de Trente et la Révolution », in XX siècles en cathédrales, catalogue de l’exposition de la CNMHS à Reims, ss. dir. Catherine Arminjon et Denis Lavalle, Paris, 2001. Actes de Colloques • « Une géographie des sanctuaires : pour une typologie des chœurs de cathédrales au sortir du Moyen-Âge » in Les langages du culte aux XVIIe et XVIIIe siècle. Astes du colloque ANR Musefrem, Le Puy-en-Velay, 2013, (à paraître en 2019). • « Pour ou contre le chœur à la romaine ? Polémiques autour des espaces sacrés », in Réalités et fictions de la musique religieuse à l’époque moderne, Sous la direction de Sophie Hache et Thierry Favier, Rennes, PUR, 2018, actes du colloque de Poitiers (Universités de Poitiers et Lille III, ANR Musefren) de 2013, pp. 205-217. • « Considérations sur les aménagements de la cathédrale de Reims au XVIIIe siècle », in La cathédrale de Reims, actes du colloque organisé en 2011 par l’Université de Reims-Champagne-Ardennes, pp. 409-417, Paris, PUPS, 2017. • « La cathédrale de Sens au XVIIIe siècle. Les fastes du gallicanisme au siècle des Lumières », in Saint-Étienne de Sens, la première cathédrale gothique dans son contexte, actes du colloques de Sens en 2014, Sens, Société archéologique de Sens, 2017, pp. 397-413. • « L’église néoclassique : une écriture architecturale du sublime ? France, seconde moitié du XVIIIe siècle », in A la croisée des arts, Actes du colloque de Poitiers de 2012 (Université de Poitiers, Université Lille III, ANR Musefren), sous la direction de Sophie Hache et Thierry Favier, Paris, Classiques Garnier, 2015, pp. 221-235. • « Le chœur en bataille. Débats et polémiques sur le chœur à la romaine dans les cathédrales françaises au XVIIIe siècle », in La place du chœur, Actes du colloque organisé en 2007 par l’EPHE, Paris, Picard, 2012, pp. 227-237. • « Les corps saints dans les cathédrales après le concile de Trente », colloque international « cathédrales et pèlerinages » organisé par l’Université Paris X. Actes publiés dans la Bibliothèque de la revue d’Histoire ecclésiastique, Fascicule 92, Louvain, 2010, pp. 105-129. • « Liturgies et aménagements des chœurs : l’exemple des cathédrales françaises, XVIIe et XVIIIe siècles », in Décor et liturgie dans les églises de France au XVIIe siècle, actes du colloque organisé par les Archives départementales d’Eure-et-Loir en 2009, Chartres, 2010, pp. 17-42. • « Clergé paroissial et commande artistique en Pays de France du XVIe au XVIIIe siècle : un espace rural sous influence ? », in Pasteurs des âmes, passeur des arts. Les prêtres et la production artistique dans les provinces françaises, XVIe-XXe siècle, Toulouse, Méridiennes, 2009. Actes du colloque organisé en 2008 par le CNRS et l’Université de Toulouse-le Mirail, sous la direction de Sophie Duhem et Marc Salvan-Guillotin, pp. 59-77. • « Un problème insoluble : l’entretien des « vitres peintes » dans les églises parisiennes au XVIIIe siècle », in « Verre et fenêtre de l’antiquité à nos jours », Les cahiers de Verre et histoire, n°1, 2009. Actes du colloque de Verre et histoire, château de Versailles, 2005. • « L’espace rêvé des liturgistes gallicans », colloque organisé par le C.I.H.E.C « Liturgie et pratiques cultuelles dans les Églises chrétiennes des origines à nos jours », Paris, juillet 2007. (actes à paraître) • « L’autel médiéval entre Trente et Viollet-le-Duc : un débat exemplaire dans les cathédrales », in Hortus artium medievalium, Zagreb-Motovun, Actes du colloque de Motovun, 2004, pp. 251-255 • « L’istituzione provinciale e la ristrutturazione urbana di San Leo », in La provincia feretrana (secoli XIV-XIX), actes du colloque de San Leo / Montecerignone de 1999, San Leo, Studi Montefeltrani, Atti e convegni n°7, pp. 135-151.



DIVERS : • Organiste titulaire des orgues de l’église Saint-Acceul, Écouen. • Membre de la commission départementale de classement des objets d’art du Val d’Oise • Membre du conseil d’administration de la Société d’histoire de Montmorency • Membre du conseil scientifique de l’Observatoire du patrimoine religieux • Membre du conseil d’administration de l’association Rencontre avec le patrimoine religieux.




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